Articles

Ah que c’était bon cette petite soirée à la Gare de Coustellet. Si vous souhaitiez réveiller vos oreilles ce week-end, c’était l’endroit où il fallait être ! On s’est retrouvé là, à « L’élektro Jump » en face de quatre DJ, quatre styles de musique et devinez quoi ? Eh bien, on a dansé !  Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont mis l’ambiance !


Un partenariat qui roule !

                C’est en partenariat avec l’association Transi Son et le collectif de musique Lou Pasquié que ce tremplin électro a été organisé. Caractérisé par la victoire unanime de tous les participants, cette soirée, a permis de confronter ces producteurs en herbe aux défis de la scène et à la pression du public. Pour les organisateurs, pari réussi ! Transi Son, c’est avant tout une bande de copain. Plutôt que de ne rien faire de leur journée, ils ont décidé d’ambiancer le Vaucluse et de faire découvrir les artistes de demain. Depuis, la Gare les a pris sous son aile et on peut dire qu’ils se sont bien trouvés.

Les Dj’s ont mis le feu

                DGRanium a ouvert la soirée avec son style electronica, mélange de plusieurs influences partagées entre Dub, électro mélodique, psy trance, minimal et sonorité plus rythmée. On l’a interviewé et il était en super forme.  Au fil des heures, on a pu se laisser entraîner par différent style de musique, Selecta et sa signature électro minimale, proche de l’univers techno nous a pas mal secoués. Suivi du très bon Florian MNO, avec sa touche minimale progressive empreinte à la Trance. Enfin Krapul à clôt la soirée de façon magistrale ! Il faut dire que lui, n’en est pas à sa première scène. Il a déjà participé au Hadra Trance Festival et nous la Psytrance ! On A-DORE !

                En bref, on n’a pas perdu notre soirée, peut-être un petit morceau de nos pieds. Alors Bravo La Gare, Bravo Transi Son et Bravo les artistes ! A bientôt, en forme pour la prochaine.

Héloïse D.

Articles - Sorties

 

«Bruit de Campus»

Etats-généraux de la région PACA 2014

Animation du débat par :

Alexandre Delorme - Président de Média'sos

Carole Destribats - Présidente de Muséocom (association Master PCP)

Allan Rochette - Vice-président étudiant

Olivier Huet - Président Inter’Asso

Philippe Aubert - Vice-président section Recherche

Olivier Ruault - Directeur de la Fondation, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse

Laurence Abel-Rodet - Adjointe au Maire Déléguée à la Jeunesse, à l’École et à l’Université

Olivier Gros - Conseiller municipal Délégué aux pépinières d’entreprises et espaces de co-working

Aliocha Iordanoff - Gérant de l’agence de Webmarketing Semaweb      

Ludovic Bernard - Directeur de l’SCUIO-IP

 

Le silence se fait dans la salle 0W35 de l’université d’Avignon, la réunion débute. Les deux promotions de masters culturels font face aux hauts représentants, imposants de prestance et de pédanterie manifeste, du VBUC - Very Big Universities Center -. Affublant l’université d’Avignon d’être «Surement trop petite pour réussir», ils ignorent les paroles d’un Woody bien avisé, d’un Zuckerberg bien informé. Campés sur leur position ils concluent avec arrogance sur une question qui pour eux à sa réponse toute trouvée :

 

En quoi l’université d’Avignon, forte de ses 7001 étudiants serait-elle un atout pour le tissu local qu’il soit économique ou social?

 Les Masters Publics de la communication face aux représentants du monde universitaire, entrepreneuriale et de collectivités. Les Masters Publics de la communication face aux représentants du monde universitaire, entrepreneuriale et de collectivités.

 Quoi de mieux pour commencer un débat autour de la jeunesse et de sa place dans la région que d’utiliser l’efficacité d’un spot vidéo humoristique cinglant de sous-entendus et légitime de sens (Campagne «Choisir l’université d’Avignon» http://www.choisiravignon.fr). Car si professionnels et acteurs de collectivités, responsables universitaires et étudiants sont réunis en ce 24 octobre 2014 pour cette fabrique «Bruit de Campus», c’est pour aborder des problématiques liées à l’université :

 En quoi l’université, malgré sa taille réduite, peut-elle constituer un atout pour les entreprises, impacter le territoire par ses forces de proposition et d’action ?

 Cette édition des états-généraux de la région PACA organisée par la jeune agence Tube à idées et Muséocom tente ainsi d’éclaircir ce point.

 

1 - L’université et l’entreprise, deux co-workers de la dynamique territoriale.

 L’université d’Avignon mutualise depuis plusieurs années déjà les compétences de ses étudiants avec celles de l'entrepreneuriat. Menant d’étroites relations avec le tissu local et économique de la région, l’institution mène des actions et formalise des solutions afin d’aller dans ce sens. Voici l’étendue de ces solutions :

• Versement de la taxe d’apprentissage par les entreprises pour favoriser la qualité des formations.

• Le mécénat et la fondation universitaire permettent l’obtention de ressources utiles afin de pérenniser l’excellence et l’innovation des formations et projets universitaires.

• Les Contrat de recherches permettent à une entreprise partenaire de bénéficier d’aides et du réseau de l’université.

• Des projets d’actions collectives avec les partenaires, l’université et les étudiants.

• L’intervention directe des partenaires sur les différents sites de l’université d’Avignon au travers de forums, conférences, rencontres...

• Le SCUIO-IP favorisant l’orientation et l’insertion professionnelle. A tout nouvellement mis en place une UEO création d’entreprises.

• L’optimisation du processus d’accueil des stagiaires en entreprise et de leur suivi.

• Le contrat «Stage longue durée en PME afin de stimuler le développement des petites et moyennes entreprises régionales par l’innovation tout en facilitant l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

 

Le débat animé par des professionnels et responsables universitaires de différents horizons mettent fins aux préjugés et éventuels à priori des étudiants sur les relations entretenues entre université et entreprises.Le débat animé par des professionnels et responsables universitaires de différents horizons mettent fins aux préjugés et éventuels à priori des étudiants sur les relations entretenues entre université et entreprises.

 Malgré ces actions, il est une évidence flagrante : sur le marché de l’emploi l’université se heurte aux grandes écoles qui constituent un gage de sécurité et de résultats probants pour les structures d’accueil de stagiaires et futurs employeurs. Cultivant leurs réseaux d’anciens et jouissant du nom de leur école, ces étudiants d’HEC, du Celsa, de Sciences Po’ n’ont pas grandes difficultés à trouver un travail au sortir des études. Mais les tendances tendent à se bouleverser. L’université d’Avignon de par la qualité de l’insertion professionnelle de ses anciens, de par l’excellence de ses filières reconnues internationalement en Agro&sciences et Culture&Numérique, atteste des compétences de ses jolies têtes blondes.

 

«Le Master culture publics de la communication est le plus populaire de France et le plus côté en culture»

- Damien Malinas - Chargé de Mission Culture et vie de campus/communication de l’Université d’Avignon.

 

Ouverture d’esprit oblige, l’université d’Avignon a l’un des taux les plus élevés de France concernant l’accueil d’étudiants étrangers et fait la part belle à la diversité du profil de ses étudiants, quel que soit leur statut social ou leur provenance.

 La répartition des étudiants à l'université:La répartition des étudiants à l'université:

7354 étudiants, 50% de boursiers, 14% d’étudiants étrangers pour 32 associations étudiantes domiciliées.

 Favorisant le co-working avec des institutions et entreprises locales, attirant les professionnels dans ses enceintes et modifiant le territoire des possibles pour ses étudiants ; l’université bien que favorisant la mise en relation reste pour autant université. En ce sens l’étudiant est acteur de son réseau et doit, par son investissement personnel et son engagement né de projets associatifs et travaux personnels, contribuer à construire une passerelle vers sa propre professionnalisation. Il est un fait pourtant : à l’heure d’aujourd’hui le regard des PME et PMI sur l’université et la pertinence de ses profils n’a pas effectué sa véritable révolution. Les profils sortis de grandes écoles continuent d’être privilégiés, au grand dam d’étudiants à fort potentiels.

 

 2 - L’impact de l’engagement étudiant sur le territoire local.

 Outre l’évident rayonnement que peuvent avoir toutes les associations  sur la vie universitaire, certaines d’entres elles sont amenées à avoir ponctuellement un véritable impact social et économique sur la vie locale. C’est le cas des Triplettes de Quartiers, une association qui a pour fer de lance l’accès de la population des quartiers avignonais à des évènements culturels et artistiques.

 

«Le tissu associatif est actif.»

Constance Pereira - Etudiante

 

Davantage ancré dans le monde professionnel, les jeunes agences associatives Tubes à idées et Muséocom constituent des tremplins professionnels. Mutualisant les compétences de ses étudiants en masters à dominante culturelle, elle sert les besoins d'entreprises et institutions locales en apportant des solutions objectives. Ainsi, le Tube à idées est un jeune laboratoire apportant conseils et expertise aux entreprises. Elle a notamment œuvré lors des Rencontres Cinématographiques du Sud et des TransMusicales 2013 en faisant preuve d’inventivité et offrant de nouvelles perspectives à ces structures.

 Muséocom, est quant à elle une jeune agence valorisant les structures en les aidant dans leurs lacunes. Débutant par une évaluation de ces établissements culturels, elle peut être amenée à mettre en œuvre un champ d’action diversifié allant de la médiation culturelle à la scénographie en passant par une communication par l’image (Les Hivernales, Saint-Michel de Mourcairol,...).

Carole Destribats – Présidente de Muséocom (association Master PCP)Carole Destribats – Présidente de Muséocom (association Master PCP)

L’année 2014 a permis à Muséocom une évaluation pour un musée à Clermont Ferrand - Tumulte Gaulois - ou encore d’intervenir sur la médiation du Pont du Gard.

Autre manière de mutualiser les compétences étudiantes et savoir-faire industriels : les projets en communs à tous les niveaux d’études. C’est ainsi qu’en DUT Génie du Conditionnement et Emballage le concours Les étoiles de l’ondulé à destination des professionnels a permis aux étudiants de travailler autour d’un projet de design - 2010 -.

Le Laboratoire Green est un autre exemple de ce phénomène dont la spécialisation s’axe autour de l’éco-extraction et dont les recherches et brevets déposés sont exploités par de nombreux industriels.

Autre projet, autre formation : celui d’organiser un partenariat entre l’agence Semaweb et l’université pour couvrir la troisième édition du Salon du Numérique qui se déroulera le 18 mars 2014. Lors de cette journée, les compétences des étudiants de Licence 3 information-communication viendront servir la couverture de l’évènement sur les réseaux sociaux.

Le débat nous montre que ces associations engagées, ces deux jeunes agences ainsi que les projets mis en co-working avec le monde de entrepreneuriat constituent des actions concrètes made in student qui participent à la visibilité de l’université, à son rayonnement sur le territoire et au renforcement des partenariats socio-économiques. En outre, ces projets divers et variés responsabilisent l’université vis-à-vis de son territoire ainsi que les collectivités vis-à-vis des projets universitaires.

 

On peut alors légitimement se demander quelles sont les limites de ce territoire de conquête étudiante?

 

«Le territoire des étudiants c’est le monde»

- Damien malinas - Chargé de Mission Culture et vie de campus/communication de l’Université d’Avignon

 

3 - «Ne pas attendre l’avenir, le faire»

 Nombreux sont les avantages à développer une telle interaction entre université et entreprises. L'idée principale étant avant tout de tisser localement un environnement économique et social fort et compétitif sur le territoire national.

Quelques-unes des actions qui, allant dans ce sens, sont amenées à se réaliser :

• Le Patch Culture, outil vecteur et diffuseur de la culture auprès des étudiants (tout environnement social confondu), a une nouvelle fois pour objectif de dépasser le millier d’inscrits. Ses perspectives d’évolutions étant de créer à moyen terme des réductions auprès des restaurateurs et bars environnants.

• Développer un projet avec l’association AFEV et mettre en place une colocation solidaire sur Avignon.

• Développer et appuyer le projet Agoraé ou l’épicerie solidaire comme lieu de rencontres entre étudiants et population locale.

• Une remise en régie municipale des cantines. La participation des étudiants à ce projet est à l’heure actuelle étudiée.

 

4 - La fabrique «Bruit de campus»: Un bilan enrichissant mais mitigé sur son efficience.

 Il est 20H30 quand s’achève ce qui s’est avéré être une réunion riche d’enseignements sur les actions menées conjointement par l’université, les acteurs de la collectivité et du monde de l’entreprise.

Construire un avenir durable et solidaire entre l’université et le tissu local économique et social fut l’un des enjeux principaux de ce débat. Outre la course à la mutualisation des compétences et des savoir-faire, c’est une nécessité d’implication qui est demandée à tout cet écosystème : se projeter, rencontrer, partager, bouleverser les visions préexistantes pour être précurseur de nouvelles tendances.

C’est en effet par la force des liens sociaux-économiques que l’on pourra répondre de manière pérenne à la réussite des étudiants et de manière concrète à la question aujourd’hui en suspend : Comment pousser les étudiants au sortir de leurs études à rester sur le territoire Avignonnais

En écho à cette problématique, il a été souligné durant le débat la nécessité de pouvoir à l’avenir réunir non pas seulement des universitaires, professionnels et étudiants mais la somme de ces profils à ceux de jeunes travailleurs. La finalité étant d’optimiser cette mutualisation des compétences, ce réseau extra-universitaire et favoriser le partage d’expériences.

 

Des intervenants d’horizons différents - de gauche à droite - :Des intervenants d’horizons différents - de gauche à droite - :

Alexandre Delorme - Président de Média'sos / Romain Borelli - Animateur Radio Campus / Olivier Ruault - Directeur de la Fondation, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse / Aliocha Iordanoff - Gérant de l’agence de Webmarketing Semaweb / Allan Rochette - Vice-président étudiant / Olivier Huet - Président Inter’Asso / Carole Destribats – Présidente de Muséocom (association Master PCP).

 Nous profitons du brouhaha et de l’agitation de cette fin de réunion pour interviewer et récupérer les impressions à chaud de M.Allan Rochette (Vice-président étudiant) et M.Cyrille Meniolle de Cizancourt (Etudiant en Master Communication). A découvrir...

 

Interview Allan Rochette by Victor Payan on Mixcloud

 

Interview Cyrille Meniolle by Victor Payan on Mixcloud

 

 

 Ces questions vous intéressent, vous interpellent?

Poursuivez cette réflexion en découvrant, le jeudi 6 novembre à 16H30 au campus Hannah Arendt de l’Université d’Avignon, le prochain débat portant sur la vie étudiante et l’implication citoyenne. Et n’oubliez pas une chose «Ce n’est pas la taille qui compte» mais bel et bien la force de l’engagement.

Articles - Culture

Radio Campus Avignon a pu participer à la conférence de presse donnée mercredi dernier sur le programme French Culture Tech, programme dont la réussite scellerait, selon l'opinion de nombreux intervenants, le destin de notre chère université.

       D'abord, la french tech, qu'est-ce que c'est? Un projet, lancé par Fleur Pellerin l'année dernière à la même date, visant à développer de nouvelles entreprises dans le domaine du digital en France. Vaste mission. Les acteurs de ce projet mettent en œuvre de nombreux moyens pour parvenir à leurs fins: Meeting, salons, conférences, festivals, le logo rouge de la French Tech devient un incontournable! Plus prosaïquement, la French Tech organise des rassemblements de fonds destinés aux start-ups les plus prometteuses, et enfin, fait nous concernant plus particulièrement, propose un label Métropole French Tech.

        Pourquoi se focaliser sur ce label? Et bien de grandes figures avignonnaises ont pour objectif son obtention, puisqu'il est censé garantir aux villes françaises élues une visibilité et une crédibilité internationale. Malheureusement, la reconnaissance n'étant pas monnayable, aucun fond n'est  accordé «Métropoles French Tech». Mais pour reprendre les mots de Pierre-Roger Gontard, le label n'est qu'un premier pas, poussant les investisseurs à  venir injecter de l'argent dans la machine.

        La machine, c'est une petite technopole en construction, au projet innovant et ambitieux de lier culture et numérique. C'est d'une part l'université, qui mettrait à disposition le site Pasteur pour en faire une pépinière d'entreprise. La fac proposerait également de nouvelles formations aux étudiants, de nouveaux programmes de recherche, grâce aux outils de la SFR Agorantic et aux moyens de la Fondation. Ce sont des grandes entreprises, comme Orange, la Poste, ou encore la RATP, qui par pur altruisme, participent à l'émulation collective. Ce sont également des entrepreneurs audacieux, d'Avignon et des alentours, dont la présence manquait malheureusement à la conférence de presse, décidés à obtenir une partie de l’enveloppe de deux cents millions d'euros que la French Tech destine aux start-ups. Enfin vient Pascal Keiser et son associé, dont la lourde charge est de coordonner tout ce beau monde.

        Voilà, le tableau est dressé. Arrivent les questions naturelles: Comment Avignon pourrait obtenir le ruban, le titre honorifique qu'on loue avec tant de conviction? Si Paris, Marseille ou Lyon décide de s'y mettre, quelle place resterait-il pour la cité des Papes? Pascal Keiser explique que la plus faible importance de notre ville est un avantage, il voit la position d'Avignon comme celle d'un challenger, prêt à surprendre et dépasser les plus grands!

        Cependant, sans vouloir porter atteinte à l'enthousiasme de Monsieur Keiser, des raisons plus concrètes peuvent nous pousser à croire en la «French Culture Tech». D'abord, la singularité de ce projet. En effet, le numérique au service de la culture, c'est novateur, et rare. Lyon se concentre plutôt sur les réseaux sociaux, Montpellier sur l'économie numérique, et il semble en être de même pour les autres villes. Ensuite, la pertinence du choix d'activité: Le festival d'Avignon est une véritable ruche bourdonnant d'activités, Avignon même possède un patrimoine inestimable, et la French Culture Tech permettrait d'utiliser toutes ces données. À Morières, on pense à Jocatop, et ses livres numériques qui permettent à la société d'afficher un énorme chiffre d'affaire. Enfin, l'implication des acteurs: la Faculté d'Avignon a mise en mouvement de nombreux organes dans la dynamique du projet, de grands groupes sont déterminés à le financer, et la région compte de nombreuses start-ups qui ne peuvent se développer de par le manque de financements.

        Si David ne semble plus si frêle devant son adversaire, le combat n'en demeure pas moins chargé d'enjeux. Devant la possibilité d'un échec, les réactions ont été diverses et passionnées. Ce qui ressort, c'est d'abord l'idée selon laquelle l'effervescence provoquée par le projet aura de toute façon créé un «écosystème numérique», qui pourrait favoriser le développement de certaines entreprises. Après, c'est la prise de position du président de l'université. Celui-ci voit, en un échec de la «French Culture Tech», un message explicite du gouvernement, signifiant par cet acte que les subventions ne seraient plus accordées au territoire avignonnais, territoire que la politique actuelle abandonnerait donc totalement. En d'autres termes, un affront direct, traduisant du virage qu'ont pris les dirigeants français, bien loin de la «Croissance» maintes et maintes fois évoquée par ces derniers.

La salle où s'est déroulée la conférenceLa salle où s'est déroulée la conférence

De nombreuses personnalités étaient présentesDe nombreuses personnalités étaient présentes

Articles - Culture

C’est annoncé, la programmation du Avignon Blues Festival tend à évoluer vers une offre plus éclectique, plus jeune et diversifiée (cf. Portait de Michel Laporte, par Mathieu). Cette 17e édition illustre ces ambitions, à l’image de cette soirée du 18/10, de ce samedi soir bluesy mais pas que. Lucky Peterson, ce veinard, était précédé des Boston Boys, quatre jeunes américains tout droit sortis de Berklee à Boston, l’école de musique internationalement reconnue, et non Berkeley le campus californien (distinction d’importance). Plus éclectique donc, car bien que leur Irish(y) Pop Folk Gospel soit intensément imprégné des racines blues communes à toutes nos chères musiques actuelles, l’indéniable dimension pop nous permet de saisir les velléités ambivalentes de Michel Laporte (Pdt du Festival). Il s’agit d’actualiser la perception de son fidèle public, mais surtout de le rajeunir. Il nous lance effectivement un appel, à nous la jeunesse avignonnaise – que dis-je, provençale ! – pour prendre part à cette célébration de l’univers Blues dans toute sa diversité. Mathieu et moi n’avons pas hésité !

Un petit focus sur les Boston Boys*

On peut imaginer que la pop puisse rebuter un public blues. Samedi soir, l’audience semble pourtant s’être laissée séduire par les vocalises plurielles et audacieuses de ces quatre garçons, dont les influences ponctuent le concert de jolies surprises. De l’Irlande au Maroc, du Gospel au Punk, de la berceuse à l’épilepsie, on s’y retrouve pourtant assez bien. On se laisse même embarquer plus d’une fois, à les suivre dans leurs chorus aériens et leur sens aigüe de la composition. Plein d’éloges ce live-report, me direz-vous ! … Je le confesse, je n’écouterai pas les Boston Boys tous les jours, un peu trop pop à mon goût, mais la performance est plutôt sympathique, et le pari de Michel Laporte est réussi. Pour finir, les Boston Boys reconnaissent, à demi-mot, faire partie de ce mouvement ‘néo folk’ qui se répand un peu partout ,dont les derniers représentants – et non des moindres – ne sont autres que les Mumfords & Sons. Une nouvelle folk aussi diversifiée que le sont ses proches cousins antifolk, popfolk ou bluesrock. Bref, Boston Boys, c’est à mi-chemin entre les Mumfords et un type tout à fait incongru que je vous conseille fortement : Ben Caplan*. 

Ce bon vieux Lucky*

Mais le héros de la soirée, la tête d’affiche du festival, l’un des plus dignes emblèmes du groove, celui qui perdure et ne meurt jamais, c’est bien ce bon vieux Lucky Peterson. Un bluesman showman trueman des premières heures. Lucky est né dans un club de jazz, qui appartenait à son père, et a grandi sur les genoux de Muddy Waters, auquel il rend d’ailleurs un brillant hommage à chaque fois qu’il le peut. Le guitar hero, organiste de formation (repéré à cinq ans par ses paires), nous a offert un show inédit et improvisé. Arrivé en retard et associé à des musiciens de prestige mais avec lesquels ils n’avaient jamais partagé la scène,  LP a plongé sans hésitation dans son répertoire de prédilection, celui qui met tout le monde d’accord. On regrette toutefois le manque de réactivité (ou de spontanéité ?) du public, bien trop « français » à mon goût sur ce coup-là. Assis, il osait à peine lever les bras ou donner un peu de voix pour rendre à Lucky l’énergie qu’il tentait de partager, en vain pendant les trente premières minutes. Surpris, ce dernier décide de parcourir la salle pour un solo inflammable, il réveille enfin la foule qui finit par se rasseoir dix minutes après… Pour les danseurs et les amateurs de sensoriel,  un peu de frustration avec les remarques des ‘assis’, quand ce ne sont pas coups de pieds furtifs et insultes bougonnées. Mais rien ne pouvait gâcher cette soirée, ce show que j’attendais depuis bientôt cinq ans, j’ai continué à danser et à crier ma joie en guise de remerciements. Malgré notre persévérance, nous n’avons pas pu rencontrer « le chanceux », bien trop exténué par le voyage. Son agent déclinera finalement la plupart des interviews.

 

*The Boston Boys – I Wish I Knew How It Feels To Be Free,

https://www.youtube.com/watch?v=AYj89T3apJ8

*Ben Caplan – Southbound,

https://www.youtube.com/watch?v=RFU78RVjeuU

*Lucky Peterson à Porto Alegre en 2004

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https://www.youtube.com/watch?v=gUZOp8CfB24

Articles - Musique

Qui ne voudrait pas faire la Fiesta pendant 4 nuits et demies ?!

4 nuits et demies de musique, de danse, d'art, d'happiness et de good vibes, tels sont les mots clés de la 23ème édition de la Fiesta des Suds à Marseille. Le Docks des Suds s'est vu s'enflammer aux couleurs des cultures internationales, mêlant bien sur, musique avec des groupes venant du monde entier, et art avec des peintures rhabillant les murs des Docks.

Le festival est donc égal à lui même, populaire et accessible au plus grand nombre, avec des tarifs plus que raisonnables (20-25€ par soirée) par rapport à la programmation et l'organisation. En effet, cette édition était riche en émotion, mettant principalement en avant les artistes locaux, mais aussi internationaux. La programmation reflétait l'image cosmopolite marseillaise, mêlant musiques du monde, de Marseille, au Brésil, passant par la Belgique, la Suisse, l'Espagne, le Portugal, l'Argentine, le Pérou, la Jamaïque et les Etats-Unis. Le Docks des Suds a été pour 4 nuits et demies, le miroir de la création artistique internationale.

Les deux premiers soirs (jeudi et vendredi) étaient surtout centrées sur les toutes d'affiches marseillaises (Massilia Sound System et Chinese Man + Guest), qui ont amener 35 000 spectateurs ! Autant dire que la bonne ambiance version pastaga et bodega .tait au rendez-vous ! En effet, outre les concerts, on pouvait apprécier les senteurs des stands de cuisine du monde, boire un verre  la Bodega, ou tout simplement d’ambuler entre les allées décorées de peintures colorées et joyeuses, à l'image du festival.

Tout était fait pour passer une bonne soirée, et pour nous mettre dans une ambiance sudiste de chaleur et de bonne humeur. Et bien sur je finirais pas l'incontournable de la Fiesta des Suds, c'est le groupe la Banda du Dock, une des fanfares les plus explosives et festives de Massilia City ! C'est un concert sans scène, sans micro, sans artifice, juste un mégaphone pour le chanteur, de très bons musiciens, des fêtards invétérés, placés autour d'eux et c'est parti pour faire la Fiesta jusqu'au bout de la nuit.. ! C'est la l'ambiance Fiesta des Suds.. !

Je vous dis donc « Aïoooolii » pour une prochaine Fiesta !

La Banda du Dock à la Fiesta des Suds 2013La Banda du Dock à la Fiesta des Suds 2013

Voilà l'ambiance Fiesta, c'est un peu çaVoilà l'ambiance Fiesta, c'est un peu ça

Crédits Photos : Jean de Peňa

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