Festival Avignon 2012

Affiche du documenteur Affiche du documenteur Pendant le festival d'Avignon de cette année, un documenteur a été réalisé par Quentin Surtel et Mateo Matteo Migliaccio. Dans les rues d'Avignon, ils ont intérrogé les autochtones, les vrais gens, ceux qui souffrent, le peuple quoi. En les cuisinant comme il faut ils ont pu révéler des informations capitales sur le plus grand festival de théâtre du monde. À cette occasion nous avons rencontré Quentin Surtel, l'un des réalisateurs de ce documenteur criant de vérité.

À mon arrivée à l'hôtel, j'ai tout de suite été accueilli par le majordome de Monsieur Surtel. Il m'a fait patienter dans un salon privé jusqu'à ce que Monsieur Surtel arrive en peignoir du Festival d'Avignon : "Je ne veux pas me faire repérer", me confie-t-il en montrant le A brodé sur le pan gauche du peignoir. Visiblement le métier de journaliste d'investigation est dangereux pendant le mois le plus rentable de l'année. C'est ainsi que démarre notre interview, lunettes de soleil et cigare entre les lèvres, Monsieur Surtel nous accorde une interview exclusive.

Qu'est-ce qui vous a poussé à réaliser ce documenteur ?
Le décor du festival on le connait tous, mais ce qui se passe derrière, ça c'est perceptible mais pas forcément visible alors il a fallu, avec la loupe de l’objectif grossir tout ça et faire apparaitre l'odieuse vérité !

Quelle vérité Monsieur Surtel ?
La vérité ignorée par les bobos parisiens qui viennent envahir notre ville et en faire monter les prix. La verité qui touche l'avignonnais lambda qui n'a d'autre choix, pour payer son San-wiche que de tracter pour les méchantes compagnies du Palace.

Comment vous vous y êtes pris ?
Le plus simplement du monde, la recette est banale, du matériel de tournage ; un micro et une camera et même les pigeons prennent la pose. Nous avons collecté les pensées des marcheurs des rues, les spectateurs comme les artistes, les travailleurs comme les habitués et nous avons eu un pot-pourri reflétant la pensée estivale du festival. La vérité, Monsieur Roques, elle se trouve en chacun, il suffit de désinhiber le chalant pour en avoir le sirop.

Vous avez rencontré des difficultés pendant le tournage ?
Non, pas vraiment, le climat du festival a aidé. Dans une autre période ça aurait été plus difficile, mais là, la méfiance n'était pas de mise, trop de choses se passent et les gens n'ont pas peur d'une caméra. Comme nous sommes de mauvaise foi, nous nous sommes fait passer pour des étudiants en communication tournant un exercice personnel (pour ne pas avoir à demander des autorisations futiles).

Comment vous ressortez de cette expérience ? Votre vision du festival a-t-elle changée ? S'est-elle endurcie ?
Non. Je crois simplement que nous avons mis en lumière une vérité qui était pour nous évidente. Je ressors simplement avec la satisfaction du devoir accompli. Nous avons, je l'espère, fait bouger les consciences et nous sommes une pierre à l'édifice primaire de notre ville ; une pierre du rempart pour fermer notre ville et inviter les gens à se cultiver différemment, avec la télé par exemple, là où la vérité est nue et respectée.

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l'affiche, somptueuse.l'affiche, somptueuse.Sarah Bernhardt incarne depuis 150 ans « le monstre sacré du théâtre ». Dans cette pièce, elle tente d’écrire ses mémoires avec un dénommé Pitou. Celui-ci va devoir se prêter aux différents jeux de rôles qu’elle lui impose : sa mère, son producteur, un ex-mari par exemple. Il a l’honneur d’assister à son ultime représentation, comme un miroir, une empreinte de sa mémoire.

 Peut-être était-ce le spectacle de trop ? Toujours est-il que j’ai eu du mal à rester éveillée tout au long de la pièce. Mais il faut vraiment reconnaître que les acteurs Maria Naudin et Sylvain Savard forment un duo efficace qui nous amuse beaucoup. Le décor est très apaisant : comme un jardin à l’orée de la vie de Sarah, il nous aide à nous imprégner de l’état d’esprit du personnage…

 Théâtre du Balcon, tous les jours à 19h00 du 7 au 28 juillet
Réservations
04 90 85 00 80

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Epat'ANTEpat'ANTDans ce seul en scène, Agnès Pat’ chante, joue du piano aussi bien qu’elle joue sur les mots, danse, se coiffe, se décoiffe, se recoiffe, nous fait l’entracte, le spectacle, l’ouvreuse... bref, elle  fait tout et elle le fait bien. A elle seule, cette jeune femme énergique sait mettre le feu à la petite salle de la tâche d'encre. On est mal assis sur des coussins dans dossier, eh bien on s'en fiche, parce qu'elle est là, et qu'avec elle le temps passe vite. La bonne humeur aidant, Agnès nous distribue des pates bonheur à la fin du spectacle.

Pour illustrer un peu l’humour de ce spectacle, on a droit à un « Born to be alive » lyrique enchaîné avec la réplique suivante : « Hey non, Arielle Dombasle l’a déjà fait ». Elle se la joue aussi Carla Bruni changeant les couches avec « C’est caca qui m’a dit », reprise du titre qui a fait connaître la star en tant que chanteuse. Un moment particulier dans le OFF, que l'on a envie de voir se répéter !

La Tâche d’encre, tous les jours à 22h30 du 7 au 28 juillet
Réservations 04 90 85 97 13

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L'afficheL'afficheAu pied levé, Oskar et Viktor nous redessinent la chanson française avec de beaux crayons de couleurs et au stylo noir pointe fine. Mais quelle était cette putain de chanson douce que nous chantait ma maman ? Une question à laquelle ils vont répondre durant un morceau de six minutes absolument génial. Avec Oskar et Viktor, tout est travaillé : les tenues orangers, les lunettes de soleil bien noires, le décor seventies et bien entendu les performances musicales.

La voix de Viktor sur l’accordéon d’Oskar nous enchante et nous rappelle différents moments de nos vies. La madeleine de Proust serait-elle simplement ces deux hommes talentueux ? En tout cas lorsqu’ils chantent « Où sont les femmes ? » enchaîné avec « We are the children », on a de nombreux frissons, à voir et à revoir jusqu’à dimanche !

Théâtre de l’Arto  tous les jours à 17h35 du 7 au 29 juillet
Réservations 04 90 85 06 48

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