Affiche du documenteur Pendant le festival d'Avignon de cette année, un documenteur a été réalisé par Quentin Surtel et Mateo Matteo Migliaccio. Dans les rues d'Avignon, ils ont intérrogé les autochtones, les vrais gens, ceux qui souffrent, le peuple quoi. En les cuisinant comme il faut ils ont pu révéler des informations capitales sur le plus grand festival de théâtre du monde. À cette occasion nous avons rencontré Quentin Surtel, l'un des réalisateurs de ce documenteur criant de vérité.
À mon arrivée à l'hôtel, j'ai tout de suite été accueilli par le majordome de Monsieur Surtel. Il m'a fait patienter dans un salon privé jusqu'à ce que Monsieur Surtel arrive en peignoir du Festival d'Avignon : "Je ne veux pas me faire repérer", me confie-t-il en montrant le A brodé sur le pan gauche du peignoir. Visiblement le métier de journaliste d'investigation est dangereux pendant le mois le plus rentable de l'année. C'est ainsi que démarre notre interview, lunettes de soleil et cigare entre les lèvres, Monsieur Surtel nous accorde une interview exclusive.
Qu'est-ce qui vous a poussé à réaliser ce documenteur ?
Le décor du festival on le connait tous, mais ce qui se passe derrière, ça c'est perceptible mais pas forcément visible alors il a fallu, avec la loupe de l’objectif grossir tout ça et faire apparaitre l'odieuse vérité !
Quelle vérité Monsieur Surtel ?
La vérité ignorée par les bobos parisiens qui viennent envahir notre ville et en faire monter les prix. La verité qui touche l'avignonnais lambda qui n'a d'autre choix, pour payer son San-wiche que de tracter pour les méchantes compagnies du Palace.
Comment vous vous y êtes pris ?
Le plus simplement du monde, la recette est banale, du matériel de tournage ; un micro et une camera et même les pigeons prennent la pose. Nous avons collecté les pensées des marcheurs des rues, les spectateurs comme les artistes, les travailleurs comme les habitués et nous avons eu un pot-pourri reflétant la pensée estivale du festival. La vérité, Monsieur Roques, elle se trouve en chacun, il suffit de désinhiber le chalant pour en avoir le sirop.
Vous avez rencontré des difficultés pendant le tournage ?
Non, pas vraiment, le climat du festival a aidé. Dans une autre période ça aurait été plus difficile, mais là, la méfiance n'était pas de mise, trop de choses se passent et les gens n'ont pas peur d'une caméra. Comme nous sommes de mauvaise foi, nous nous sommes fait passer pour des étudiants en communication tournant un exercice personnel (pour ne pas avoir à demander des autorisations futiles).
Comment vous ressortez de cette expérience ? Votre vision du festival a-t-elle changée ? S'est-elle endurcie ?
Non. Je crois simplement que nous avons mis en lumière une vérité qui était pour nous évidente. Je ressors simplement avec la satisfaction du devoir accompli. Nous avons, je l'espère, fait bouger les consciences et nous sommes une pierre à l'édifice primaire de notre ville ; une pierre du rempart pour fermer notre ville et inviter les gens à se cultiver différemment, avec la télé par exemple, là où la vérité est nue et respectée.











