Le festival d'Avignon vu par les étudiants

« Maïkovski, Elsa, Aragon – Ils se sont rencontrés  à Paris », une histoire vraie que l'Histoire a oubliée« Maïkovski, Elsa, Aragon – Ils se sont rencontrés  à Paris », une histoire vraie que l'Histoire a oubliéeMaïkovski, Elsa, Aragon – Ils se sont rencontrés à Paris et pourtant, c'est à Moscou que tout commence. Elsa rencontre Vladimir Maïkovski dans les milieux artistiques de la ville et lui présente sa sœur, Lili Brik, dont le poète tombe fou amoureux et qu'il érige en muse. Lorsque Elsa Triolet, fuit les révolutions de Russie en se réfugiant à Paris, c'est Louis Aragon qui s'éprend d'elle. Deux poètes engagés, deux muses, sœurs et dévouées à l'art ; le destin de ces quatre là est mis en scène, scénarisé et conçu par Bruno Niver, dans un spectacle bilingue franco-russe sur-titré.

Deux univers se mêlent, se rejoignent parfois, résonnent à l'unisson, puisqu'ils ne parlent que de ce sentiment universel qu'est l'amour. L'amour comme on n'en fait plus, sublimé par l'art et la fougue créatrice. Futurisme ou surréalisme, le début du XXème siècle aura, comme pour oublier ses hommes qui se déchirent, aimer des femmes.

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« La guerre de Troie n'aura pas lieu » adaptée par de jeunes comédiens au Célimène« La guerre de Troie n'aura pas lieu » adaptée par de jeunes comédiens au CélimèneIls sont une quinzaine au Célimène, à défendre ce texte de Jean Giraudoux. Rapidement, les spectateurs prennent place dans la salle tandis que lentement face à nous, les yeux de Cassandre se mouillent de larmes, effrayée par l'avenir qu'elle lit, au loin. Puis Andromaque, qui nous tournait le dos jusqu'alors, s'exclame enfin : « La guerre de Troie n'aura pas lieu, Cassandre ! » (scène 1, acte I).

C'est une jeune troupe de lycéens (de Louis-le-Grand mais lycéens quand même) qui nous présente son spectacle, comme un travail de fin d'année que l'on montre aux parents et aux copains. Un poil mieux réalisé et plus fouillé, puisqu'en ce qui concerne le décor, la musique et les lumières, on ne peut qu'en souligner la belle réalisation. Simple et classique, la mise en scène est une occasion d'écouter ce malin texte de Jean Giraudoux, qui sait jongler entre la profondeur et la drôlerie de ses propos. Toutefois, à vingt ans à peine, il est bien difficile d'endosser l'intensité tragique de la guerre, ses enjeux et sa fatalité. C'est pourquoi, la tension qui en découle n'est pas systématiquement palpable.

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Du danger d'adapter des LiaisonsDu danger d'adapter des LiaisonsLorsque les murs avignonnais commencent doucement à disparaître sous les affiches, certaines nous attirent plus que d'autres. Parce qu'elles possèdent des éléments visuels forts et marquants, parce qu'elles font appel à de grands classiques de la littérature qui nous tiennent particulièrement à cœur. Ici, la poitrine (retouchée) de la marquise de Merteuil aguiche les foules. Pas que sa paire de seins ne m'attire particulièrement, mais c'est l'œuvre de Choderlos de Laclos plutôt, qui m'intéresse.

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altaltCommençons par une citation du meilleur effet : « Être poète n'est pas une ambition que j'aie, c'est ma manière à moi d'être seul. » Celle-ci est extraite du recueil Le gardeur de troupeaux et autres poèmes, et ces quelques mots nous disent déjà beaucoup de l'univers de l'auteur. Créée dans la solitude, l'œuvre gigantesque de Pessoa s'est construite autour d'hétéronymes auxquels il a donné vie, des vies inventées de toutes pièces. Et c'est justement à ce phénomène de création que s'attaque la pièce.

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Aurélie Leconte dans Comment je suis devenue Don Quichotte ?Aurélie Leconte dans Comment je suis devenue Don Quichotte ?

Vous vous souvenez les périodes de partiel ? Vous deviez vous mettre à travailler et tout à coup, tout ce qui se trouvait autour de vous devenait beaucoup plus intéressant que ce que vous deviez faire. On aime dire savamment qu'il s'agit de procrastination et on va liker les pages Facebook du style "Si toi aussi quand tu révises même une mouche devient intéressante..." ou encore "Rendre sa copie blanche à un prof et lui dire : Hey, what did you expect ?".

Et bien Aurélie Leconte, dans "Comment je suis devenue Don Quichotte ?", fait le clown dans le bureau de son père au lieu de travailler et on la comprend ! Elle rêve de devenir un chevalier (et non pas une princesse !) et utilise tout ce qu'elle trouve pour se transformer en Don Quichotte. Cela fait enfin plaisir de voir un spectacle jeune public qui ne prend pas les enfants pour des abrutis et ne se cantonne pas aux conventions du conte : une petite fille peut tout à fait rêver d'être chevalier et mépriser les ongles vernis.

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