Culture

Les logos des deux structuresLes logos des deux structures

Après un mois de relations fructueuses, il est temps de revenir sur la coopération entre la Gare et radio campus Avignon:

Pour ceux qui ne la connaissent pas, la gare de Coustellet, gérée par l’association A.V.E.C. (Animation Vauclusienne Educative et Culturelle) depuis 1996 et implantée dans l’ancienne gare SNCF de Maubec est un espace polyvalent au service de l’expression de tout un chacun : de nombreuses formes de culture y sont représentées et soutenues. Elle soutient tout particulièrement les jeunes en organisant des projets culturels en milieu scolaire, des séjours pendant les vacances et en accompagnant les projets des artistes en herbe.

Radio Campus Avignon est quant à elle une structure plus jeune, lancée en 2010 par une dizaine d’étudiants de licence Information-Communication. Faite par et pour des étudiants, les objectifs de la radio peuvent se résumer en deux points : présenter l’actualité locale et traiter de sujets touchant la culture et la musique.

Une structure comme la gare est très appréciée par les rédacteurs en tous genres de la radio car elle fournit en continu un contenu riche et varié avec par exemple une moyenne de 35 dates de concerts par an. Durant le mois d'octobre, Radio Campus Avignon a couvert à la Gare le concert de Magnetic ensemble ainsi que le tremplin électro. Les articles rédigés sont disponibles sur la site de la radio, voici les liens:

Magnetic Ensemble : http://www.avignonetudiants.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=799:portrait-dantonin-leymarie-compositeur-et-percussionniste-du-magnetic-ensemble&catid=34:musique&Itemid=14

Le tremplin électro : http://www.avignonetudiants.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=806:soiree-boum-boum-a-la-gare-de-coustellet&catid=1:sorties&Itemid=11

Les structures comme la Gare, qui sont sources de contenus culturels et la radio, qui consomme ces contenus, sont complémentaires. Leur partenariat est donc une chose naturelle, qui bénéficie aux deux parties et est que chacune a tout intérêt à poursuivre.

Articles - Culture

 

«Bruit de Campus»

Etats-généraux de la région PACA 2014

Animation du débat par :

Alexandre Delorme - Président de Média'sos

Carole Destribats - Présidente de Muséocom (association Master PCP)

Allan Rochette - Vice-président étudiant

Olivier Huet - Président Inter’Asso

Philippe Aubert - Vice-président section Recherche

Olivier Ruault - Directeur de la Fondation, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse

Laurence Abel-Rodet - Adjointe au Maire Déléguée à la Jeunesse, à l’École et à l’Université

Olivier Gros - Conseiller municipal Délégué aux pépinières d’entreprises et espaces de co-working

Aliocha Iordanoff - Gérant de l’agence de Webmarketing Semaweb      

Ludovic Bernard - Directeur de l’SCUIO-IP

 

Le silence se fait dans la salle 0W35 de l’université d’Avignon, la réunion débute. Les deux promotions de masters culturels font face aux hauts représentants, imposants de prestance et de pédanterie manifeste, du VBUC - Very Big Universities Center -. Affublant l’université d’Avignon d’être «Surement trop petite pour réussir», ils ignorent les paroles d’un Woody bien avisé, d’un Zuckerberg bien informé. Campés sur leur position ils concluent avec arrogance sur une question qui pour eux à sa réponse toute trouvée :

 

En quoi l’université d’Avignon, forte de ses 7001 étudiants serait-elle un atout pour le tissu local qu’il soit économique ou social?

 Les Masters Publics de la communication face aux représentants du monde universitaire, entrepreneuriale et de collectivités. Les Masters Publics de la communication face aux représentants du monde universitaire, entrepreneuriale et de collectivités.

 Quoi de mieux pour commencer un débat autour de la jeunesse et de sa place dans la région que d’utiliser l’efficacité d’un spot vidéo humoristique cinglant de sous-entendus et légitime de sens (Campagne «Choisir l’université d’Avignon» http://www.choisiravignon.fr). Car si professionnels et acteurs de collectivités, responsables universitaires et étudiants sont réunis en ce 24 octobre 2014 pour cette fabrique «Bruit de Campus», c’est pour aborder des problématiques liées à l’université :

 En quoi l’université, malgré sa taille réduite, peut-elle constituer un atout pour les entreprises, impacter le territoire par ses forces de proposition et d’action ?

 Cette édition des états-généraux de la région PACA organisée par la jeune agence Tube à idées et Muséocom tente ainsi d’éclaircir ce point.

 

1 - L’université et l’entreprise, deux co-workers de la dynamique territoriale.

 L’université d’Avignon mutualise depuis plusieurs années déjà les compétences de ses étudiants avec celles de l'entrepreneuriat. Menant d’étroites relations avec le tissu local et économique de la région, l’institution mène des actions et formalise des solutions afin d’aller dans ce sens. Voici l’étendue de ces solutions :

• Versement de la taxe d’apprentissage par les entreprises pour favoriser la qualité des formations.

• Le mécénat et la fondation universitaire permettent l’obtention de ressources utiles afin de pérenniser l’excellence et l’innovation des formations et projets universitaires.

• Les Contrat de recherches permettent à une entreprise partenaire de bénéficier d’aides et du réseau de l’université.

• Des projets d’actions collectives avec les partenaires, l’université et les étudiants.

• L’intervention directe des partenaires sur les différents sites de l’université d’Avignon au travers de forums, conférences, rencontres...

• Le SCUIO-IP favorisant l’orientation et l’insertion professionnelle. A tout nouvellement mis en place une UEO création d’entreprises.

• L’optimisation du processus d’accueil des stagiaires en entreprise et de leur suivi.

• Le contrat «Stage longue durée en PME afin de stimuler le développement des petites et moyennes entreprises régionales par l’innovation tout en facilitant l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

 

Le débat animé par des professionnels et responsables universitaires de différents horizons mettent fins aux préjugés et éventuels à priori des étudiants sur les relations entretenues entre université et entreprises.Le débat animé par des professionnels et responsables universitaires de différents horizons mettent fins aux préjugés et éventuels à priori des étudiants sur les relations entretenues entre université et entreprises.

 Malgré ces actions, il est une évidence flagrante : sur le marché de l’emploi l’université se heurte aux grandes écoles qui constituent un gage de sécurité et de résultats probants pour les structures d’accueil de stagiaires et futurs employeurs. Cultivant leurs réseaux d’anciens et jouissant du nom de leur école, ces étudiants d’HEC, du Celsa, de Sciences Po’ n’ont pas grandes difficultés à trouver un travail au sortir des études. Mais les tendances tendent à se bouleverser. L’université d’Avignon de par la qualité de l’insertion professionnelle de ses anciens, de par l’excellence de ses filières reconnues internationalement en Agro&sciences et Culture&Numérique, atteste des compétences de ses jolies têtes blondes.

 

«Le Master culture publics de la communication est le plus populaire de France et le plus côté en culture»

- Damien Malinas - Chargé de Mission Culture et vie de campus/communication de l’Université d’Avignon.

 

Ouverture d’esprit oblige, l’université d’Avignon a l’un des taux les plus élevés de France concernant l’accueil d’étudiants étrangers et fait la part belle à la diversité du profil de ses étudiants, quel que soit leur statut social ou leur provenance.

 La répartition des étudiants à l'université:La répartition des étudiants à l'université:

7354 étudiants, 50% de boursiers, 14% d’étudiants étrangers pour 32 associations étudiantes domiciliées.

 Favorisant le co-working avec des institutions et entreprises locales, attirant les professionnels dans ses enceintes et modifiant le territoire des possibles pour ses étudiants ; l’université bien que favorisant la mise en relation reste pour autant université. En ce sens l’étudiant est acteur de son réseau et doit, par son investissement personnel et son engagement né de projets associatifs et travaux personnels, contribuer à construire une passerelle vers sa propre professionnalisation. Il est un fait pourtant : à l’heure d’aujourd’hui le regard des PME et PMI sur l’université et la pertinence de ses profils n’a pas effectué sa véritable révolution. Les profils sortis de grandes écoles continuent d’être privilégiés, au grand dam d’étudiants à fort potentiels.

 

 2 - L’impact de l’engagement étudiant sur le territoire local.

 Outre l’évident rayonnement que peuvent avoir toutes les associations  sur la vie universitaire, certaines d’entres elles sont amenées à avoir ponctuellement un véritable impact social et économique sur la vie locale. C’est le cas des Triplettes de Quartiers, une association qui a pour fer de lance l’accès de la population des quartiers avignonais à des évènements culturels et artistiques.

 

«Le tissu associatif est actif.»

Constance Pereira - Etudiante

 

Davantage ancré dans le monde professionnel, les jeunes agences associatives Tubes à idées et Muséocom constituent des tremplins professionnels. Mutualisant les compétences de ses étudiants en masters à dominante culturelle, elle sert les besoins d'entreprises et institutions locales en apportant des solutions objectives. Ainsi, le Tube à idées est un jeune laboratoire apportant conseils et expertise aux entreprises. Elle a notamment œuvré lors des Rencontres Cinématographiques du Sud et des TransMusicales 2013 en faisant preuve d’inventivité et offrant de nouvelles perspectives à ces structures.

 Muséocom, est quant à elle une jeune agence valorisant les structures en les aidant dans leurs lacunes. Débutant par une évaluation de ces établissements culturels, elle peut être amenée à mettre en œuvre un champ d’action diversifié allant de la médiation culturelle à la scénographie en passant par une communication par l’image (Les Hivernales, Saint-Michel de Mourcairol,...).

Carole Destribats – Présidente de Muséocom (association Master PCP)Carole Destribats – Présidente de Muséocom (association Master PCP)

L’année 2014 a permis à Muséocom une évaluation pour un musée à Clermont Ferrand - Tumulte Gaulois - ou encore d’intervenir sur la médiation du Pont du Gard.

Autre manière de mutualiser les compétences étudiantes et savoir-faire industriels : les projets en communs à tous les niveaux d’études. C’est ainsi qu’en DUT Génie du Conditionnement et Emballage le concours Les étoiles de l’ondulé à destination des professionnels a permis aux étudiants de travailler autour d’un projet de design - 2010 -.

Le Laboratoire Green est un autre exemple de ce phénomène dont la spécialisation s’axe autour de l’éco-extraction et dont les recherches et brevets déposés sont exploités par de nombreux industriels.

Autre projet, autre formation : celui d’organiser un partenariat entre l’agence Semaweb et l’université pour couvrir la troisième édition du Salon du Numérique qui se déroulera le 18 mars 2014. Lors de cette journée, les compétences des étudiants de Licence 3 information-communication viendront servir la couverture de l’évènement sur les réseaux sociaux.

Le débat nous montre que ces associations engagées, ces deux jeunes agences ainsi que les projets mis en co-working avec le monde de entrepreneuriat constituent des actions concrètes made in student qui participent à la visibilité de l’université, à son rayonnement sur le territoire et au renforcement des partenariats socio-économiques. En outre, ces projets divers et variés responsabilisent l’université vis-à-vis de son territoire ainsi que les collectivités vis-à-vis des projets universitaires.

 

On peut alors légitimement se demander quelles sont les limites de ce territoire de conquête étudiante?

 

«Le territoire des étudiants c’est le monde»

- Damien malinas - Chargé de Mission Culture et vie de campus/communication de l’Université d’Avignon

 

3 - «Ne pas attendre l’avenir, le faire»

 Nombreux sont les avantages à développer une telle interaction entre université et entreprises. L'idée principale étant avant tout de tisser localement un environnement économique et social fort et compétitif sur le territoire national.

Quelques-unes des actions qui, allant dans ce sens, sont amenées à se réaliser :

• Le Patch Culture, outil vecteur et diffuseur de la culture auprès des étudiants (tout environnement social confondu), a une nouvelle fois pour objectif de dépasser le millier d’inscrits. Ses perspectives d’évolutions étant de créer à moyen terme des réductions auprès des restaurateurs et bars environnants.

• Développer un projet avec l’association AFEV et mettre en place une colocation solidaire sur Avignon.

• Développer et appuyer le projet Agoraé ou l’épicerie solidaire comme lieu de rencontres entre étudiants et population locale.

• Une remise en régie municipale des cantines. La participation des étudiants à ce projet est à l’heure actuelle étudiée.

 

4 - La fabrique «Bruit de campus»: Un bilan enrichissant mais mitigé sur son efficience.

 Il est 20H30 quand s’achève ce qui s’est avéré être une réunion riche d’enseignements sur les actions menées conjointement par l’université, les acteurs de la collectivité et du monde de l’entreprise.

Construire un avenir durable et solidaire entre l’université et le tissu local économique et social fut l’un des enjeux principaux de ce débat. Outre la course à la mutualisation des compétences et des savoir-faire, c’est une nécessité d’implication qui est demandée à tout cet écosystème : se projeter, rencontrer, partager, bouleverser les visions préexistantes pour être précurseur de nouvelles tendances.

C’est en effet par la force des liens sociaux-économiques que l’on pourra répondre de manière pérenne à la réussite des étudiants et de manière concrète à la question aujourd’hui en suspend : Comment pousser les étudiants au sortir de leurs études à rester sur le territoire Avignonnais

En écho à cette problématique, il a été souligné durant le débat la nécessité de pouvoir à l’avenir réunir non pas seulement des universitaires, professionnels et étudiants mais la somme de ces profils à ceux de jeunes travailleurs. La finalité étant d’optimiser cette mutualisation des compétences, ce réseau extra-universitaire et favoriser le partage d’expériences.

 

Des intervenants d’horizons différents - de gauche à droite - :Des intervenants d’horizons différents - de gauche à droite - :

Alexandre Delorme - Président de Média'sos / Romain Borelli - Animateur Radio Campus / Olivier Ruault - Directeur de la Fondation, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse / Aliocha Iordanoff - Gérant de l’agence de Webmarketing Semaweb / Allan Rochette - Vice-président étudiant / Olivier Huet - Président Inter’Asso / Carole Destribats – Présidente de Muséocom (association Master PCP).

 Nous profitons du brouhaha et de l’agitation de cette fin de réunion pour interviewer et récupérer les impressions à chaud de M.Allan Rochette (Vice-président étudiant) et M.Cyrille Meniolle de Cizancourt (Etudiant en Master Communication). A découvrir...

 

Interview Allan Rochette by Victor Payan on Mixcloud

 

Interview Cyrille Meniolle by Victor Payan on Mixcloud

 

 

 Ces questions vous intéressent, vous interpellent?

Poursuivez cette réflexion en découvrant, le jeudi 6 novembre à 16H30 au campus Hannah Arendt de l’Université d’Avignon, le prochain débat portant sur la vie étudiante et l’implication citoyenne. Et n’oubliez pas une chose «Ce n’est pas la taille qui compte» mais bel et bien la force de l’engagement.

Articles - Culture

Radio Campus Avignon a pu participer à la conférence de presse donnée mercredi dernier sur le programme French Culture Tech, programme dont la réussite scellerait, selon l'opinion de nombreux intervenants, le destin de notre chère université.

       D'abord, la french tech, qu'est-ce que c'est? Un projet, lancé par Fleur Pellerin l'année dernière à la même date, visant à développer de nouvelles entreprises dans le domaine du digital en France. Vaste mission. Les acteurs de ce projet mettent en œuvre de nombreux moyens pour parvenir à leurs fins: Meeting, salons, conférences, festivals, le logo rouge de la French Tech devient un incontournable! Plus prosaïquement, la French Tech organise des rassemblements de fonds destinés aux start-ups les plus prometteuses, et enfin, fait nous concernant plus particulièrement, propose un label Métropole French Tech.

        Pourquoi se focaliser sur ce label? Et bien de grandes figures avignonnaises ont pour objectif son obtention, puisqu'il est censé garantir aux villes françaises élues une visibilité et une crédibilité internationale. Malheureusement, la reconnaissance n'étant pas monnayable, aucun fond n'est  accordé «Métropoles French Tech». Mais pour reprendre les mots de Pierre-Roger Gontard, le label n'est qu'un premier pas, poussant les investisseurs à  venir injecter de l'argent dans la machine.

        La machine, c'est une petite technopole en construction, au projet innovant et ambitieux de lier culture et numérique. C'est d'une part l'université, qui mettrait à disposition le site Pasteur pour en faire une pépinière d'entreprise. La fac proposerait également de nouvelles formations aux étudiants, de nouveaux programmes de recherche, grâce aux outils de la SFR Agorantic et aux moyens de la Fondation. Ce sont des grandes entreprises, comme Orange, la Poste, ou encore la RATP, qui par pur altruisme, participent à l'émulation collective. Ce sont également des entrepreneurs audacieux, d'Avignon et des alentours, dont la présence manquait malheureusement à la conférence de presse, décidés à obtenir une partie de l’enveloppe de deux cents millions d'euros que la French Tech destine aux start-ups. Enfin vient Pascal Keiser et son associé, dont la lourde charge est de coordonner tout ce beau monde.

        Voilà, le tableau est dressé. Arrivent les questions naturelles: Comment Avignon pourrait obtenir le ruban, le titre honorifique qu'on loue avec tant de conviction? Si Paris, Marseille ou Lyon décide de s'y mettre, quelle place resterait-il pour la cité des Papes? Pascal Keiser explique que la plus faible importance de notre ville est un avantage, il voit la position d'Avignon comme celle d'un challenger, prêt à surprendre et dépasser les plus grands!

        Cependant, sans vouloir porter atteinte à l'enthousiasme de Monsieur Keiser, des raisons plus concrètes peuvent nous pousser à croire en la «French Culture Tech». D'abord, la singularité de ce projet. En effet, le numérique au service de la culture, c'est novateur, et rare. Lyon se concentre plutôt sur les réseaux sociaux, Montpellier sur l'économie numérique, et il semble en être de même pour les autres villes. Ensuite, la pertinence du choix d'activité: Le festival d'Avignon est une véritable ruche bourdonnant d'activités, Avignon même possède un patrimoine inestimable, et la French Culture Tech permettrait d'utiliser toutes ces données. À Morières, on pense à Jocatop, et ses livres numériques qui permettent à la société d'afficher un énorme chiffre d'affaire. Enfin, l'implication des acteurs: la Faculté d'Avignon a mise en mouvement de nombreux organes dans la dynamique du projet, de grands groupes sont déterminés à le financer, et la région compte de nombreuses start-ups qui ne peuvent se développer de par le manque de financements.

        Si David ne semble plus si frêle devant son adversaire, le combat n'en demeure pas moins chargé d'enjeux. Devant la possibilité d'un échec, les réactions ont été diverses et passionnées. Ce qui ressort, c'est d'abord l'idée selon laquelle l'effervescence provoquée par le projet aura de toute façon créé un «écosystème numérique», qui pourrait favoriser le développement de certaines entreprises. Après, c'est la prise de position du président de l'université. Celui-ci voit, en un échec de la «French Culture Tech», un message explicite du gouvernement, signifiant par cet acte que les subventions ne seraient plus accordées au territoire avignonnais, territoire que la politique actuelle abandonnerait donc totalement. En d'autres termes, un affront direct, traduisant du virage qu'ont pris les dirigeants français, bien loin de la «Croissance» maintes et maintes fois évoquée par ces derniers.

La salle où s'est déroulée la conférenceLa salle où s'est déroulée la conférence

De nombreuses personnalités étaient présentesDe nombreuses personnalités étaient présentes

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Public du Théâtre du ChateletPublic du Théâtre du ChateletTrois coups sont cognés sur le sol. Les lumières allumées s’éteignent. Les retardataires arrivent. Lumière sur la scène. Silence se fait. Le spectacle commence.

Le théâtre, comme tout autre spectacle, est composé d’une multitude de codes que les spectateurs ont en tête et qui, de façon inconsciente, suivent à la lettre. Tentez de répondre à un acteur qui s’exclame envers le public dans une pièce tragique, et vous verrez bien sûr tous les autres spectateurs lui faire des yeux aussi noirs qu’un café de Thierry Ardisson tentant d’arrêter la cocaïne. Maintenant, faites pareil avec un comique qui pose une question au public. D’une vous pourrez peut-être faire le public. De 2, l’artiste pourra même vous remercier.

Nous avons tous des références qui nous aident à savoir comment nous conduire devant un spectacle.

Noir sur la scène. Silence inquiétant. Est-ce fini ? Une première personne applaudit. Le reste du public suit. Lumière sur la scène. Les acteurs saluent. Une première personne du public se lève pour montrer sa jouissance et continuer à applaudir. Standind ovation. Les acteurs remercient la régie d’un salut de main. Puis partent de la scène. Pourtant, le public continue son acclamation. Les acteurs reviennent, puis repartent. Puis reviennent. Puis repartent. Le manège peut durer longtemps si la pièce fut un chef-d’œuvre. Ralentissement des applaudissements. Le public se parsème. Les débats commencent.

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altaltAujourd’hui mesdames et messieurs, je suis allé voir... un one-man show. Le principe connu de tous : un mec seul sur un plateau qui nous fait rire sur ces petites choses de tous les jours, si anodines que nous avons oublié d’en rire : La fameuse belle-mère aussi désagréable qu’un tourne vis cruciforme planté dans l’appendice ; les cadeaux pour la fête des Mères faits mains par les petits qui ont la chance d’apercevoir, d’effleurer la joie qu’ont tous ces petits Chinois et ces petits Pakistanais à confectionner leurs magnifiques baskets qu’ils auront détruits au premier football dans la boue un week-end de pluie dans un stade municipal que ces enfants chinois ne verront jamais ; ou encore le problème existentiel dans les campings nudistes : À quoi bon dire « je t’aime » pour un homme lorsque la prétendante peut tout simplement voir cet amour si passionné et si tendre à travers l’érection jaillissante du campeur suave.

 

Donc je m’installe dans la salle 4, petite mais pas tant, du théâtre Le Palace. Une jolie femme en T-shirt jaune me montre les places restantes où je pourrai poser mon postérieur et mon corps de festivalier alourdi par la chaleur.

 

Je vous l’avoue chers auditeurs et lecteur chéris par moi et apparemment dédaigné par le reste de mon équipe d’après les multiples invectives lancées par mes collègues à votre égard lors de soirées déguisées au thème évocateur « 1 plume dans le cul peut en cacher une autre », je vous l’avoue, les 15 premières minutes m’ont fait peur pour le reste de la pièce. Malgré une bonne énergie, j’y voyais trop de manières, et pas assez de finesses dans ce texte un peu poussif. Certes je souriais. Mais j’attendais impatiemment mon premier éclat de rire. Ça manque de cadence, et il y a dans ce qu’on appellera des Punchs Line 1 seconde parfois en avance, 1 seconde parfois en retard.

 

Puis, après ces 2-3 premiers sketches, vint un Alex plus fin, plus drôle, avec un texte plus construit et un jeu plus minuté. Il joue ou nous parle à la suite des boites de nuit, lieu qui semble être une source d’inspiration inépuisable pour ces comiques fêtards mais mal à l’aise ; un candidat de télé-réalité ; une vieille baby-sitter totalement bourrée ; et enfin les personnages de films d’horreur aux codes préétablis : un noir qui meurt en premier une blonde au bonnet 90E pour signifier 90 Millions d’Euros au Box office, une brune un peu plus judicieuse que la blonde, mais bon pas trop non plus, et un geek dont la tête remplie de boutons pourrait être une jolie pièce à la Foire internationale d’Art Contemporain.

 

Les sujets semblent avoir été mille fois abordés par d’autre artistes. On retrouve bien sûr dans cette vieille tati bourrée un peu du personnage de Chouchou créé par Gad Elmaleh. Et que dire de la boite de nuit qui nous rappelle également celle imagée par Gad Elmaleh dans son spectacle L’Autre c’est Moi.

 

Malgré ces ressemblances, Alex amène tout de même une patte et une tonalité personnelle à ses personnages. Un tempo minuté est à régler en début de spectacle, et quelques blagues vaseuses et éculées sont à bannir (et quand je dis « éculés », je ne veux pas dire « éculéééééé » avec l’accent marseillais de notre animateur préféré Romain Borelli. Éculé signifie « sans originalité », bande de béotiens incultes). Mais ceci fait, Alex pourra à mon avis très prochainement faire sa crise dans une salle plus grande.

 

Alex a-t-il du talent ? Oui. Cette pièce m’a-t-elle plu ? Oui. M’a-t-elle subjugué ? Non, pas à ce point ! Point final.

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