Culture

 

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Le 20 janvier dernier, l’équipe d’#ArtyShow faisait le mur et consacrait son deuxième numéro aux arts urbains. Emmanuel Serafini, passionné de danse, dirige le CDC - Les Hivernales en favorisant le contact avec les artistes ainsi que la rencontre entre les différents publics. Il ouvre ce lieu à de nouvelles thématiques et va au-delà de la représentation classique de la danse.    

Vous pouvez retrouver l’interview ici :    http://www.mixcloud.com/radiocampusavignon/artyshow-un-artichaut-dans-la-ville-radio-campus-avignon-20012014/

 

Une fois l’émission terminée, la discussion continue…

Dans nos précédents entretiens, nous avons beaucoup parlé de la place du participatif dans les différentes pratiques artistiques. Comment naissent les projets développés avec les avignonnais, aussi bien intramuros qu’extramuros ?

 

En général, cela vient surtout des artistes quand ils ont envie de rencontrer le public. Nous, en tant que centre de développement chorégraphique, on est une sorte d’intermédiaire. On met en relation les gens. Par exemple, le collectif avignonnais 2 temps 3 trois mouvements, ils ont un projet participatif dans lequel ils ont l’intention de faire danser des amateurs qu’on a auditionné. Il y a eu plusieurs cycles d’audition et là il y a une quinzaine de personnes qui ont été sélectionnées. Ils vont se retrouver sur le plateau pendant le spectacle.

Ça, ce sont des choses que l’on fait à partir d’un projet artistique et d’une équipe qui a envie et ce désir. Nous, on peut être demandeur de ce type de rencontre parce que nous ne sommes pas des artistes mais des intermédiaires.

 

Des médiateurs, en quelque sorte...

 

Voilà, des médiateurs. Le mot est juste. On permet des rencontres de cette nature. Je suis très volontaire par rapport à ça. Je trouve que c’est important, on vient de l’éducation populaire et des pratiques amateurs et on continue à entretenir cette mise en relation des artistes avec le public, les spectateurs.

Encore une fois c’est lié avec ce nouveau projet du collectif 2 temps 3 trois mouvements qui nous a accompagné. Si les artistes n’ont pas ce désir de participatif, il est difficile de l’imposer. Par contre, on essaye de créer des émulations entre des enseignants qui ont des rapports avec des individus. Par exemple, on a un projet qui s’appelle Tendance et qui mène à un Festival qui s’appelle La danse, c’est classe et qui forme des professeurs d’école maternelle à la danse pour créer des spectacles de danse avec les enfants.

 

Le mois dernier, nous avons accueilli Thomas Bohl qui a fait une exposition avec vous. Est-ce que vous comptez renouveler ce genre d’action ?

 

Oui, on expose encore actuellement Thomas sur la façade du CDC. Je l’ai rencontré sous un pont en train d’installer une street exposition, une série de photographies de portes à Monclar. Je l’avais déjà repéré dans Avignon et vu ce qu’il faisait. Je trouvais ça toujours très beau, j’étais intrigué par sa démarche. On a mis en place un projet d’insertion professionnel pour des jeunes (appelé Banlieue) de manière à ce qu’il puisse pratiquer la photo à partir des répétitions de spectacles qui se passent au CDC. Notre mission c’est essentiellement d’inviter des artistes à répéter leurs spectacles, à présenter leurs créations aux jeunes photographes. Ces ateliers sont animés par Thomas. Ils prennent des photographies de ces répétitions, puis il y a tout un travail de lecture photographique qui se met en place : tirages, expositions etc. Si vous passez rue Fabre à Avignon, vous verrez le travail effectué avec Thomas (ndlr : L’exposition s’appelle « Déclenche ! » sur la façade de la BNP Paribas). On aime beaucoup cet artiste, il est très fort.

 

Si vous pouviez-nous parler des partenariats que vous développez en ce moment, lequel choisiriez-vous ?

 

On vient de décrocher le partenariat avec France Télévision et Récital 40 qui vont venir filmer nos spectacles en direct pour la Culture Box, leur Web TV. On va avoir sept spectacles des Hivernales qui vont être transmis en direct. Nous serons en direct sur France 2 quasiment le lendemain de sa captation dans nos locaux. C’est un gros projet pour nous qui nous permet d’avoir une grande visibilité. Vous trouverez nos autres partenaires sur le site internet du CDC – Les Hivernales ( ndlr : http://www.hivernales-avignon.com/). Il y en a trente dont la Scène Nationale de Cavaillon, la Chatreuse de Villeneuve-lez-Avignon, la Maison Jean Vilar, l’ISTS etc.

 

 

Juste un dernier mot, pour les auditeurs qui ont raté l’émission, comment vous aimeriez résumer ce moment avec nous ?

 

Je trouve ça super, il y a un ton très libre et qui est incomparable avec toutes les radios que l’on peut écouter. Je me souviens d’une émission ici avec vos collègues, un 14 juillet, dehors, en plein air avec un magnifique petit billet d’humeur sur un de vos confrères d’Angers. Extrêmement drôle, piquant. C’est important de garder une forme de liberté, d’indépendance et de traiter de sujets que tous les médias ne traitent pas. Quand on vous écoute, on sait que l’on va entendre des choses nouvelles qui annoncent l’avenir, des sujets qui vont intéresser la jeunesse.

 

Prochain rendez-vous au CDC le 27 janvier à 18h30 pour la présentation de la nouvelle présentation de la 36e édition des Hivernales. C’est ouvert à tous ! A la fin du Festival, on aime bien faire un débriefing avec les spectateurs qui s’appelle les lundis au soleil. On a fait la retranscription de cette journée avec tous les membres de Radio Campus Avignon de 17h00 à minuit. C’était très sympa. 

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Le 23 décembre dernier, Thomas Bohl était notre invité pour « La première fois » de l’émission #ArtyShow. Photographe social, il place au cœur de son travail les questions de démocratisation en favorisant un lien fort et durable avec les populations qu’il met en valeur dans tous ses projets. 


Une fois les micros coupés, la conversation continue…

alt(c) Nadia SlimaniThomas, ton photographe préféré ?

Question difficile… Il y en a un qui se dégage c’est Sebastião Salgado dont le travail est exposé en ce moment à Paris (ndlr Exposition Genesis à la Maison Européenne de la Photographie jusqu’au 5 janvier 2014). Il vient de sortir un livre qui retrace son travail sur quinze ou vingt ans. Il est parti à la rencontre de la planète, d’où le nom Genesis. Il y a aussi bien des photos de populations qu’on a l’habitude de dire « primitives », de peuples premiers en fait, des populations au cœur de l’Amazonie, au fin fond de l’Afrique. Il a travaillé sur des photos extraordinaires de moments de famille par exemple, des photos magiques. Il n’y a que du noir et blanc, un noir et blanc très profond. Il fait partie de ces gens dont on reconnait le style. Réussir à faire ça en tant que photographe, c’est pas rien. Réussir à être reconnu entre mille, ça veut dire que tu as quelque chose. Même si il y en a plein d’autres, Salgado fait partie des grands que je respecte beaucoup.

Parle-nous de projets qui te tiennent à cœur…

En ce moment je travaille beaucoup avec un dispositif qui s’appelle le Pôle Jeunesse, dans le cadre d’une association avignonnaise. Tous les six mois, on crée deux expositions. Je travaille en général sur deux lieux en même temps. J’ai eu la chance de travailler à la Maison pour tous de Champfleury et en parallèle au Centre Social Culturel l'Espélido à Montfavet avec des gamins de 12/14 ans. A Champfleury, ça faisait trois ans que je bossais dans le quartier. J’ai eu envie de changer cette fois et d’emmener les enfants en ville […] Il y a quelque chose d’intéressant qui s’est passé ces derniers temps, c’est que le collège du quartier Monclar a fermé, ça a fait grand bruit mais il n’empêche que maintenant les gamins de Monclar ils viennent tous les jours au collège Mistral qui est en ville. J’ai pu travailler en photo sur ça : la relation entre les « p’tits arabes » qui arrivent de Monclar et les commerçants du centre-ville. Ce projet en ce moment à la Maison pour tous de Champfleury s’intitule « Les mains de la République », dont on a parlé dans l’émission. En parallèle à l’Espélido à Montfavet on a aussi travaillé sur les mains mais histoire de dire qu’il ne faut pas toujours se prendre au sérieux, on a créé un projet qui s’appelle « Les Mains de jardins » (rires). L’idée était d’avoir un thème commun entre les deux groupes, celui des mains. A l’Espélido ils ont un projet très intéressant où ils ont fait des jardins collectifs, comme à l’époque les jardins ouvriers, chacun a son petit bout de terre… Une vraie belle initiative et je me suis dit qu’on irait travailler sur les mains des jardiniers, d’où le jeu de mots facile, « mains de jardins ». Là par contre on sera dans une exposition sûrement plus classique : tirages photos, cadre…  alors qu’à Champfleury on est sur du collage, du street art. Ça sera une première dans le quartier parce que ça ne se fait pas trop… C’est pareil, c’est une histoire de… C’est du temps, ça fait de nombreuses années que je travaille avec la Maison pour tous, on se connait bien donc ils me font confiance et peut-être ils vont me permettre de faire ça. C’est aussi ça… On parle ce soir des « premières fois », y a aussi cette idée dans l’art de « durée », si tu veux pousser la chose, il faut s’inscrire dans le temps, que ça soit en tant que pratique mais aussi en tant que publics. Les gens des quartiers, maintenant ils sont habitués à voir des expos photos, ce qui n’était pas le cas avant, et du coup on arrive à des moments où le gamin sait que le parcours va se terminer et demande si il peut s’inscrire pour l’année prochaine. C’est la preuve qu’on a semé des graines.

Il y en a beaucoup qui demandent à revenir ?

On a fait un truc extraordinaire, pendant les trois premières années du Pôle, on a marché sur un cycle de trois ans puis sur un cycle de deux ans. Sur le cycle de trois ans, dans le centre social, on a gardé le même groupe du début à la fin, huit gamins de 12/14 ans, et c’était la première fois que sur un projet  mené par le Pôle, ça réussissait. Je ne sais pas pourquoi, parce que c’est dur d’avoir des gamins sur du long terme. Ils font tous du foot, du rugby, ils partent de temps en temps en vacances : ils font autre chose à côté. Est-ce que l’appareil photo est vraiment un vecteur qui parle aux jeunes ? Je crois que oui quand même. Et pour ne rien vous cacher, comme on se disait tout à l’heure, c’est vraiment des moments où on se fend la bouille (rires). Y a toujours des photos des coulisses dans les expos qui montrent les gamins en train de délirer en faisant les photos…

Du coup, il y a une dynamique qui s’est créée autour de ça…

Oui il y a une vraie dynamique. Maintenant les gamins demandent  et les grands-frères parlent aux petits-frères, aux petites-sœurs… Petit à petit ça se développe. Les expos auront lieu toutes les deux au mois de janvier et ensuite je repars sur deux autres centres-sociaux, un projet à la Croix des oiseaux (qui d’ailleurs avait un projet où des gamins de la Croix des oiseaux et de la Rocade sur le même lieu) et après un autre projet avec la Grange d’Orel, où l’année dernière on avait un projet qui s’appelait « Mots de quartiers ». « Mots » pour encore une fois faire un jeu de mots avec les « maux » de quartiers dont on parle plus souvent. Là l’idée c’était, dans ce recueil de paroles, de demander aux gens « Votre quartier, c’est quoi ? ». Au début quand on a commencé, ils nous disaient tous « c’est sale, c’est moche ». Dès qu’on a eu ça, on s’est demandé ce qu’on apportait de neuf : rien. On dit toujours les mêmes banalités que d’habitude. : « le quartier c’est sale, c’est moche, ça craint… ». Et donc on est allé demander aux gens « Qu’est-ce qu’il a de bien ce quartier ? ». Du coup on s’est retrouvé dans complétement autre chose parce que les gens étaient obligé de réfléchir, de se dire « mince, qu’est-ce qu’il a de bien ce quartier ? ». On a des choses qui sont revenues : « Solidarité » est beaucoup revenu, « fraternité », « convivialité », et en fait toutes ces choses qui sont vraies. Sauf que des fois plutôt que de regarder d’un œil positif, on regarde d’un œil négatif, plutôt que de dire que son quartier est convivial, on va dire qu’il est sale. C’est un point de vue, et là c’est le photographe qui parle, il suffit de se déplacer pour regarder différemment. Mon travail c’est aussi ça, c’est essayer de faire que les gens se parlent, que peut-être on se rende compte qu’il y a plusieurs points de vue possibles, et que les gamins sont vecteurs de plein de choses. C’est l’avenir, la jeunesse mais c’est aussi le lien avec la maison.

En captant les enfants, est-ce que tu arrives aussi à capter les parents ?

De temps en temps oui, ils viennent aux expos, parce qu’ils sont fiers. Quand il y a des expos ils viennent à plusieurs. Aux Hivernales (ndlr : Thomas Bohl est associé au dispositif Déclenche ! porté par le CDC – Les Hivernales http://www.hivernales-avignon.com/festivals/l-ete-au-cdc-particulierement-danse-/expositions/), il y a eu quelque chose d’extraordinaire à être en intramuros, à être exposés, c’était incroyable. J’ai vu des jeunes de 20 ans prendre la main de leur père et dire « Regarde papa, ça c’est MA photo » et ça me parle. Moi j’ai 34 ans, mes parents sont à Châlons, c’est loin d’ici, j’aimerais qu’ils soient là plus souvent. C’est important les parents, c’est eux qui nous ont fabriqué, tout ce que je fais ça vient beaucoup de chez eux, on veut qu’ils soient fiers. Avec les enfants y a un peu de ça, amener les parents […] Ma femme est professeur d’alphabétisation et elle travaille beaucoup dans les quartiers, on fait le lien… Elle elle s’occupe des parents, et moi j’ai les gamins, elle parle des expos aux mamans, et elles viennent après et puis après il y a beaucoup de réseaux. Je travaille beaucoup avec les associations de préventions, dans les établissements scolaires et mon passé d’éducateur fait que je connais assez les familles, tout se mélange maintenant. Mais encore une fois on est sur une histoire de durée. Ça fait dix ans que je suis là, dix ans que je travaille avec les gamins. Il y en a que je retrouve maintenant en photos en tant qu’ados que j’ai eu tout petit en centre aéré. Ça aussi c’est intéressant parce que les gamins ont cette notion du long terme, les relations humaines marchent comme ça. C’est bien de faire plein de choses partout mais s’investir dans un lieu sur du long terme c’est extraordinaire, vraiment c’est d’une grande richesse.  […] On aimerait que ça fasse plus venir les familles bien sûr, parce que ce n’est pas simple, après il y a des parents qui ont suivi dans le sens où ils ont acheté des appareils photos à leurs gamins. Ce n’est pas rien, pour moi c’est magique, quand la gamine elle vient me voir et qu’elle me dit « Thomas, cette fois à Noël j’ai demandé un appareil photo et ma mère est d’accord », c’est très fort. Je n’ai pas la volonté de créer des « artistes », moi-même je me considère comme un photographe, comme quelqu’un qui raconte. « Artiste » est un mot dans lequel on peut mettre un peu tout. Là ce qui m’intéresse c’est que les gamins fassent des photos chez eux […] qu’ils se construisent des souvenirs. La photo c’est aussi ça, c’est les souvenirs. Je suis d’une génération où on passait des heures dans les cartons à regarder les photos de famille et ça j’ai pas envie que ça s’arrête. C’est pour ça que je milite pour la photo papier, parce que le disque dur ça crame, c’est pas pareil. J’essaie d’imprimer le plus de photos possible pour les gens, pour les gamins et leur dire de le faire… […] L’argentique c’est vraiment autre chose par ce rapport au temps. Ça correspond à l’époque, aujourd’hui on est dans une société où on veut tout tout de suite, il faut toujours plus de débit. Avec l’argentique on est complétement à l’opposé. Il faut prendre son temps et ça c’est extrêmement important. Il faut pas oublier ça, ça fait partie de ce qu’on dit pendant les ateliers. Les gamins au début je les laisse faire, et après je rigole. Ils ont des argentiques seulement quand je propose des ateliers sur du long terme, et que les gamins « méritent » d’avoir accès à l’argentique (rires). Je le dis comme ça exprès mais en termes de coût c’est déjà beaucoup plus dur parce qu’effectivement ça coûte cher l’argentique.  Les associations avec lesquelles je travaille n’ont pas forcément les moyens. C’est un cadeau qu’on leur fait. J’ai fait ça avec deux groupes seulement pour l’instant. On les mettait en labos, on a développé les photos en chambre noir… Il faut prendre son temps.

Comment penses-tu qu’on peut amener les gens vers la photo ? Tu aurais un exemple d’un projet ou d’artistes ?

JR pour moi reste un grand démocrate de la photo. Il fait des projets qui ont du sens, on peut le critiquer, de toute façon dès que les gens accèdent au succès on les critique. Mais là pour le coup il n’y a pas de raison, sans le connaître personnellement, ce mec fait du bon travail, et surtout il fait un travail qui est extrêmement visuel, qui plait au regard de beaucoup de monde. Il est vraiment dans la démocratisation de la photo pour les masses, il fait des projets avec vous et moi. Les autres se retrouvent dans ce qu’il fait. Ce qui est fort c’est que ses projets ce sont les gens qui se les accaparent. Vous avez peut-être vu à Lyon pour les 30 ans de la « Marche des beurs », ils ont recouvert une rue entière de portraits (ndlr : http://www.youtube.com/watch?v=tAXI8WpulX8). C’est magique. Il a fait des projets partout dans le monde et pour moi c’est un des mecs qui rend l’accès à la photo un peu plus facile. Il faut bien sûr aussi s’intéresser à ce qui s’est fait dans le passé, les premières références en photos, Nadar… Il faut pas se passer de regarder dans le passé, c’est rare d’inventer quelque chose. On reprend des choses qui ont été faites, il y a des histoires de mode, oui on fait des nouvelles choses mais c’est jamais vierge au départ. Faut s’intéresser, à Cartier-Bresson parce que c’est un magicien. En photos couleurs, je suis moins branché mais y a Steve McCurry qui fait des portraits incroyables, qui font tomber par terre (ndlr : Steve McCurry est l’auteur d’une des photographies les plus connues de tous les temps : « Afghan girl » prise en 1984 http://www.inandout-blog.com/wp-content/uploads/2010/07/steve-mccurry.jpeg). Ils sont tellement nombreux… Cartier-Bresson, je garderais McCurry et JR en termes d’accès facile à la photo.

On voulait revenir sur une « mode » que l’on retrouve beaucoup sur des sites en ce moment, des amateurs qui se racontent à travers la photo. On prend l’exemple de cet homme qui après avoir perdu sa femme a reproduit des photos de son couple avec sa fille pour lui rendre hommage (http://leplus.nouvelobs.com/galeries-photos/1085718-photos-apres-la-mort-de-sa-femme-il-refait-des-photos-de-mariage-avec-sa-fille.html) ou des gens qui reproduisent leurs photos d’enfance…

Oui ça se fait beaucoup ça, c’est un vrai courant ça rejoint un truc éternel : « c’était mieux avant ». […] Ces gens parlent d’eux. Ca rejoint aussi cette histoire d’Internet, de réseaux sociaux, tu as la possibilité de parler de toi et d’avoir un public que t’avais pas avant. Quel était l’intérêt avant de faire des photos comme ça ? Là maintenant les gens les montrent, c’est là où ça change. Tout le monde devient un peu « artiste ». Y a plein de nouvelles pratiques, c’est ça qui est fort…

Question transmission… Tu apprends à tes enfants à prendre des photos ?

J’ai deux filles de 4 ans et demi et 1 an et demi et la grande a son appareil photo depuis qu’elle a 3 ans. C’est un petit Lumix baroudeur ce qui fait qu’il peut tomber (rires), il peut aller sous l’eau. Dans les ateliers que je mène avec les gamins y a une seule règle : la sécurité, je mets la sangle ou la dragonne. Ma fille quand elle a eu son appareil photo à son anniversaire, déjà il y avait cette fierté, « j’ai mon appareil photo comme papa » […] Aujourd’hui à  4 ans et demi elle fait des meilleures photos que certaines personnes que je connais. Et la petite, elle les voit, en ayant comme on disait au début, cette culture. On parlait de culture : on est tous dans des cultures.

Interview avec Thomas Bohl, photographe social et photojournaliste – Laboratoire de Photographie Sociale et Populaire – Avignon – Mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Cette discussion a suivi l’émission #ArtyShow la première fois, diffusée le 23 décembre 2013 de 18h à 19h. A écouter en intégralité ici :

http://www.mixcloud.com/radiocampusavignon/artyshow-la-première-fois-radio-campus-avignon-23122013/

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Le bon cliché, au bon moment, au bon endroit. Serez-vous faire aussi bien? Le bon cliché, au bon moment, au bon endroit. Serez-vous faire aussi bien? Avis aux photographes en herbe et autre férus de beaux portraits, un concours photo est lancé ! 


Gardez pour vous la photo de la belle suédoise en maillot de bain croisée sur la croisette, ou le beau maître nageur du Grau du roi... Le Projet Poudrerie vise à mettre en valeur le patrimoine historique et industriel de la région...

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horaire de l'événementhoraire de l'événementDu 10 au 20 mai prochain, c’est le festival de la jeune création artistique dit Emergence(s) qui se mettra en branle. Le studio de production Surikat en est responsable une fois de plus avec comme grand manitou Damien Baillet.

À l’affiche : de la musique, du cinéma, du théâtre, de la danse. Tout pour faire en sorte que les talents émergent, soient catapultés. Plein tarif : 10 euros. Tarif réduit, entre autres pour les étudiants de l’université d’Avignon : 7 euros. Tarif enfant : 5 euros. Une légère baisse des tarifs par rapport à l’an passé. Nouveauté cette année : un pass qui permet de voir tous les spectacles pour 50 euros
 ou 35 euros en tarif réduit.

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« L'amour masqué »« L'amour masqué »Pour la première fois Radio Campus Avignon (100.1 FM) fera une retransmission en direct du concert symphonique de l'Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence à l'Opéra-Théâtre avec l'association étudiante Premières Loges.


 

 

Ce sera le 9 février, de 20h à 23h00. La radio étudiante Radio Campus Avignon, en partenariat avec l'association Premières Loges, l'OLRAP et l'Opéra-Théâtre, retransmettra pour la première fois un concert lyrique, action destinée à promouvoir le classique auprès des étudiants. « L'amour masqué », comédie en trois actes, d'après l’œuvre d'Ivan Carill et interprétée par l'Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence sera sur nos ondes en live. Le concert compte avec le livret de Sacha Guitry et la musique d'André Messager, deux grands noms des « années folles ». Une opportunité en or pour les amoureux du classique ou les curieux. La retransmission est pour tous et nous vous encourageons la (ré)découverte d'un style parfois vu comme démodé.

 

« J’ai deux amants, c’est beaucoup mieux, car je fais croire à chacun d’eux que l’autre est le Monsieur sérieux... ». C'est de cette manière que « L'amour Masqué » se dévoile dans le premier acte. Premièrement appelée « J'ai deux amours », le thème principal n'est pas archaïque, et même plutôt osé : les amours libertins d'une femme et ses péripéties pour passer la nuit avec un inconnu avec qui elle a eu un amour platonique. Sujet assez voluptueux, incroyablement traité avec une finesse imparable.

 

Le compositeur et chef d'orchestre Messager a été lié intimement à la Belle Époque, phase prolifique et faste des opérettes et comédies musicales. Il a écrit plusieurs comédies lyriques de succès et qui restent toujours autant appréciées de nos jours grâce à une musique intemporelle. Néanmoins, l'acte a être présenté, conçu en 1923, est une des rares comédies lyriques encore ressuscitées de cette époque là et qui n’apparaît à l'affiche que sporadiquement.

 

C'est donc l'opportunité d'aller voir cette œuvre de prestige ou alors, d'entendre une retransmission en direct et de qualité sur Radio Campus Avignon (100.1 FM), qui vous propose également, des interviews surprises pendant les pauses du spectacle.

De plus, cette soirée sera également retransmise en direct sur Radio Campus Paris (93.9 FM) et Radio Campus Tours (99.5 FM).

 

Informations pratiques :

Date : Samedi 9 février 2013
Horaire de l'émission radio : 20h - 23h00
Horaire du concert : 20h30
Lieu : Opéra-Théâtre d'Avignon

Tarifs étudiants : Catégorie 1 : 17€, Catégorie 2 : 11€, Catégorie 3 : 4€

 

Réservez vos places étudiantes en écrivant à  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

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