Musique

 

Vendredi 31 janvier, très bien accueillis par Alexandra Piaumier et l’équipe de l’Auditorium du Vaucluse, Marketa et moi-même partons à la rencontre de Médéric Collignon presque un an jour pour jour après qu’il nous ait reçus dans son appartement à Paris. Nous retrouvons la boule énergie que nous avions quittée. Fromage à la main, en compagnie de son ingé sons et deux de ces comparses, Yvan Robilliard (Fender Rhodes) et Emmanuel Harang (basse électrique), nous découvrons le Jus de Bocse dans les coulisses.

A l’instar de Médéric, ce sont des garçons exceptionnels et attachants, qui se livrent à un tas d’anecdotes croustillantes et on découvre alors le programme qui nous attend. Plongé dans l’univers des années 70, on s’attend alors à partager un moment intense et décide de les quitter le temps de se restaurer au coté de l’équipe de l’Ajmi que nous retrouvons pour cette occasion. Tout s’annonce alors pour vivre un moment de partage exceptionnel : lieu, accueil, artistes, … Nous décidons donc d’aller s’installer dans l’Auditorium où nous découvrons un public composé de jeunes élèves de l’école de musique du Thor, de leurs parents, et d’aficionados. Il semble que le public connait bien Médéric, on reconnait et on discute avec quelques musiciens talentueux qui sont venus présentés leurs projets à « Ca va Jazzer » comme Philippe Canovas ou Pascal Charrier, notamment.

Ambiance feutrée, le groupe rentre sur scène tel un gang qui sortirait d’une épaisse fumée dans un film comme « Cartage, Dillinger, Mean streets, le Parrain, les Pirates du métro, le Récidiviste ou encore Tuez Charley Varrick ». Au fur et à mesure où le morceau introductif avance, les feux s’illuminent et le gang sort de l’ombre. On découvre alors le batteur, Philippe Gleizes que nous n’avions pas rencontré lors du diner et quelle énergie là aussi ! On en prend plein les esgourdes et on ne tient plus en place, c’est difficile de rester assis. Cette introduction se suit d’un peu plus de 8 reprises autour des « Moovies » des années 70 ; tantôt en plein jour, tantôt en pleine nuit, la magie prend. Les enfants ont les yeux qui brillent, leurs parents se rappellent de leurs bons souvenirs et chacun apprécie la qualité du set. Médéric en profite pour lancer quelques provocations à son public, alternant intervention à la trompette, au chant et autres effets électroniques qui incitent plus d’un à lui répondre. Plus qu’une initiation au voyage, c’est l’apologie au partage dans lequel on s’est laissé emporter ! Médéric Collignon et le Jus de Bocse a déchiré l’écran noir de nos nuits blanches.

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Venu d'Autriche et doucement timbrés, il vont vous donner la patate. Le samedi 18 janvier, les musiciens de «The Vegetable Orchestra» ont investi l'auditorium de Thor.

En 15 ans d'existence et trois albums, ceux qui étaient à la base un groupe d'étudiants en art sans formation musicale particulière sont devenus experts dans l'art singulier de tirer des sons à partir de légumes.

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Ceux-ci sont achetés le jour du concert dans des marchés locaux, et sculptés par les musiciens eux-même pour former des instruments bizarroïdes. Des carottes en flûte ou en xylophone, des navets creusés et remplis d'eau, des épluchures d'oignons froissées, des aubergines frappées, des poireaux frottés comme des violons,... Ou même un séquence particulièrement intense de chou-fleurs branchés à des pédales de distorsion. Les choux tombent en morceaux au fur et à mesure de la performance, comme une réinterprétation du geste rock iconique de la guitare électrique détruite.

De l'électro expérimentale à la musique traditionnelle autrichienne (librement réinterprétée à grand renfort de cornichons), du reggae à la techno minimale, le Vegetable Orchestra ne se cloisonne à aucun style. S'ils imitent, ou plutôt réinterprètent parfois des genres de musique pré-existants, ils cherchent avant tout à créer de nouvelles sonorités, une musicalité qui leur soit propre, adaptée à leurs instruments uniques.

En résulte un mariage étonnant de sons mélodiques, électroniques et organiques, dont l'inventivité et l'étrangeté peuvent rappeler les excellents terroristes musicaux du film suédois «The sound of noise».

Parfois planant et atmosphérique, parfois rythmé et jubilatoire, cette musique contemporaine expérimentale et rendue étonnamment accessible par l'enthousiasme des musiciens, et leur volonté de communiquer avec le public. A la fin du concert, la salle visiblement conquise, leur offre une standing ovation.

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L'expérience est alors prolongée par une soupe de légumes, préparée à l'avance et distribuée au public par les musiciens. L'ambiance est chaleureuse, chacun peut partager ses impressions, échanger avec les membres de l'orchestre ou même tester les instruments mis à disposition.

Autour d'un bol, Matthias Meinharter, l'un des musiciens, m'explique que le groupe fonctionne sur la base de la démocratie participative, sans chef, et en respectant le principe de parité. L'essentiel des morceaux sont composés à partir d'improvisation collectives. Contrairement à un orchestre classique, chaque musicien n'est pas spécialiste d'un seul instrument. L'idée est plutôt d'expérimenter librement dans toutes les directions possibles.

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Les trans musicales de Rennes c'est un mélange éclectique de sons, mais aussi d'odeurs. Dans les transports, les transpirants transmusiciens transitent. C'est un défilé d'odeurs qui accompagnent les festivaliers tout au long de leur soirée, et qui font partie de l’expérience et de l'aventure, au gré du mouvement des quelques aventureux errant à travers le Parc des Expositions de Rennes.

Les odeurs, une histoire d'accréditation ?

Dans l'espace VIP (pour les chanceux accrédités ahah), ce sont d'abord des odeurs plus neutres : vodka & sushis, malgré le bar plus fourni.

Entre deux concerts, alors que le froid nous saisit lors du changement de hall, c'est la douce odeur de la galette saucisse qui vient réchauffer l'atmosphère. De quoi creuser les envies de tous les festivaliers transitant d'un hall à l'autre.

Et parfois, des effluves de saucissons hantent le Hall 4 et la Green Room.

Mais attention, gare à vous qui vous aventurez dans des coins sombres ! Vous risquez de tomber sur une odeur acide de vomis.... voir de marcher dedans.

Les plus réconfortantes restent celles qui émanent du stand n°3. Chères odeurs de pains au curry et de cornets de frites, tellement tentantes en sortant du concert du hall 4 à 3h30.

 

Et enfin, l'odeur de la cigarette, éternelle, qui colle à ta peau, couvre tes cheveux et imprègne tes vêtements. Tu rêves d'une douche et de vêtements propres et pourtant, demain soir tu retourneras dans les halls enfumés. Les lendemains ne sont guère plus roses. Les festivals en lieu clos offrant une chance unique : se réveiller en ayant l'impression d'avoir une gorge transformée en cendrier sans avoir fumé la moindre cigarette.

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Au final, les odeurs des Trans sont à l'image de leur programmation : éclectiques et variées. Savant mélange de sécrétions corporelles et d'effluves émanant de produits plus ou moins licites, mais qui proviennent, pour la plupart, des festivaliers. Les odeurs marquent les espaces comme la lumière : en se promenant d'un endroit à l'autre, ces facteurs indiquent un changement d'atmosphère. Malheureusement, si ces points de repère olfactifs vous affectent au plus haut point, personne n'a encore eu l'idée de développer des boules quiès pour fosse nasale.

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Vendredi soir, le nombre de spectateurs a été beaucoup plus important que jeudi. La présence de Stromae ne semble pas y être pour rien. N’étant pas fan de Stromae, loin de là, je n’ai pas assisté à son concert mais certains groupes ont tout de même retenu mon attention.

Meridian Brothers est un groupe intéressant qui mérite le déplacement, leur musique et leur mise en scène sont grandioses. La voix du chanteur est assez déroutante. Les influences pop et latinos donnent une dimension originale à cette musique.

Melt Yourself Down est la plus grosse surprise du vendredi soir. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en lisant le programme, le groupe y est qualifié de punk-funk. Je me demandais si c’était vraiment un style balancé  comme ça pour pouvoir dire « on a bien mis un nom sur leur musique, c’est bon ! ». Une fois le concert passé, l’appellation a pris tout son sens. On ne peut pas qualifier le groupe de funk, c’est un genre à lui seul. Leur musique mêle des instruments très hétéroclites notamment la guitare électrique et le saxophone. Un mélange explosif qui ne laisse pas indifférent.

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Mon groupe coup de cœur : Jacuzzi Boys, un groupe aux couleurs rock que j’ai beaucoup appréciés et qui je pense d’ici un an ou deux, connaîtra un succès planétaire. Ils ont mis l’ambiance comme peu de groupes savent le faire. Le membre le plus marquant de ce groupe reste le batteur qui vit vraiment sa musique. Le chanteur est déchaîné et n’arrête pas d’interagir avec le public. On sent que c’est un groupe qui aime ce qu’il fait. Amateur de rock, souvenez-vous du nom de Jacuzzi Boys !

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Après un retard d’environ une heure de la SNCF et un problème d’impression des accréditations, nous sommes arrivés à Rennes et avons pu assister aux concerts à partir de 21h30. Petit déception pour moi  qui voulais vraiment assister au concert de The Red Goes Black, un groupe qui semble-t-il s’inscrit dans un registre similaire du célèbre groupe blues-rock The Black Keys, mais qui jouait avant que l’on ne récupère nos accréditations. Après mon premier concert de London Grammar, ce petit contretemps a vite été oublié. Le groupe a été vraiment surprenant la chanteuse Hannah Reid a une voix exceptionnelle qui rappelle un peu celle de Lana Del Rey ou d’Evanescence (bien que ce ne soit pas dans le même style). Ce groupe m’a beaucoup plu mais pas autant que le groupe Bosco Delrey, qui, apparemment n’a pas fait l’unanimité, mais qui à mon avis est très prometteur, et pas seulement pour la mèche fofolle du chanteur, mais surtout pour le charisme et le son vintage exceptionnel qui se dégage de ce groupe. Dans une catégorie bien différente, La Yegros est un groupe latino qui mélange l’underground de Buenos Aires et musique traditionnelle. Ce n’est pas du tout mon style mais j’ai trouvé ça bien fait, la chanteuse dansait de manière très communicative et a mis le feu aux poudres. En définitive, jeudi soir a été riche en bonnes surprises même si le groupe électro Molotov Jukebox m’a laissé perplexe. Pourtant, il semblait pourtant pas mal, surtout quand on sait que la chanteuse a chanté pour plusieurs films dont les adaptations d’Harry Potter et la série Game of Thrones dont les musiques sont sublimes.

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