Musique

 

Nous sommes le 4 juillet 2014, je quitte à nouveau le Vaucluse pour les Bouches du Rhône. Cette fois, nous ne serons pas à Salon de Provence mais à Vitrolles pour le Charlie Jazz Festival. Ainsi, je prévois de nouveau de rencontrer des musiciens que nous avons invités et que vous avez pu écouter à Radio Campus Avignon dans le cadre de l’émission « ça va jazzer » et de l’émission spéciale « à contre temps » lors de la dernière édition du festival d’Avignon tels que le contrebassiste Stéphane Kerecki ou encore Médéric Collignon et ses 11 musiciens.

 

Je suis alors curieux de découvrir ce festival dont Marcel et Solange nous a touché deux mots l’an dernier lors d’une émission que vous aviez peut être écouté à la même période « à contre temps » et il y a trois semaines à Paris autour d’un café avec Cécile Pruvot (altiste d’un des deux quatuors de M.Collignon ; photo ci-après). Ce festival a été créé en 1989 par quelques habitants de Vitrolles et dès 1993, la municipalité leur a proposé d’investir un local dans le domaine de Fontblanche. Ce lieu est alors restauré par les bénévoles de l’association et inauguré en 1994 pour devenir une scène incontournable du jazz dans la région PACA. Ainsi pour cette 17ème édition, les musiques de jazz vont croiser le rock, l’électro, le hip hop, la funk, notamment ; et aux cotés de l’éclectisme de cette programmation, le festival opte pour une démarche écologique (tri sélectif, éclairages à leds, éco-cups, t-shirts bio, navettes = réduction du prix des billets, utilisation de papier recyclé, etc.). Ce festival s’inscrit donc dans son temps et l’on pourrait même dire un peu au delà. Les programmateurs ont invités des artistes créatifs, innovants ; évoluant au sein d’un cadre particulier, soucieux d’être préservé.  

 

Parmi les 400 personnes du public, on retrouve des musiciens et des amateurs de jazz soucieux de défendre une idée de la liberté. Ces derniers me confiaient alors « la programmation de ce festival est vraiment particulière, elle exprime une belle idée de la liberté,  chaque musique y est représenté de manière subtile mais dans une couleur qui rassemble, celle du jazz  ». Voilà donc une 17ème édition qui commence sous les meilleurs auspices pour l’équipe du festival qui va se poursuivre jusqu’à dimanche. Et précisément dimanche, je me rendrai à l’Ajmi (Association de Jazz et Musiques improvisées) pour la seconde édition des Têtes de Jazz.altalt

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Nous sommes le 1er juillet 2014, à quelques encablures de la 68ème édition du festival d’Avignon. Néanmoins, ce soir j’ai décidé de vous emmener à Salon de Provence où j’ai prévu de rencontrer des musiciens que nous avions invités à Radio Campus Avignon dans le cadre de l’émission « ça va jazzer » tels que le guitariste Louis Winsberg, Philippe Petruciani, le contrebassiste Lilian Bencini ou la chanteuse Maurane ; à l‘occasion des 30 ans de l’IMFP au château de l’Emperi dans la cour renaissance.

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Lorsque j’emploie l’IMFP, comprenez que c’est l’acronyme de l’Institut Musical de Formation Professionnelle ; créé en 1979 à Nimes par Michel Barrot (photo ci-jointe), mais installé depuis 1984 à Salon de Provence. Pour ceux qui nous écoutent chaque lundi entre 20 et 21 heures, il ne vous aura pas échappé que nous avons déjà eu l’occasion de parler de cet institut à l’antenne avec notamment un étudiant tout juste diplômé (Alex Minaud), des anciens (Kévin Norwood, Ludovic Pradarelli, Félix Marret) et certains de ces professeurs (Philippe Petrucciani, Philippe Canovas). Lora Besson, chroniqueuse dans l’émission nous a aussi rappelé au sein de sa « minute de l’actualité » que l’association Salon de Musique (rattachée à l’IMFP) programme des Jam Sessions tous les lundi et mercredi et chaque mardi soir des concerts, de novembre à mai dans la salle de spectacles de l’IMFP. Ce soir, ce n’est pas la salle de l’IMFP mais bien au sein d’un écrin de la Provence que nous sommes accueillis où le programme est propice à de nombreux voyages. Et, comme à son habitude l’IMFP va permettre à ces étudiants de partager la scène avec des artistes de renom. Ainsi, la première partie était composée d’un trio de stagiaires qui jouera prochainement à Marciac, puis l’on aura reconnu des anciens stagiaires, des professeurs et des solistes invités tels que Virginie Teychené, Gérard Maurin ou encore le trio Perfetto. Tandis que la seconde partie de cette soirée est animée par un Big Band, le guitariste Louis Winsberg  et la chanteuse Maurane.

Au cours de cette soirée, pleine de surprises, il faudra compter près de 400 personnes parmi le public, qui se compose essentiellement de musiciens, de passionnés et de curieux. La curiosité précisément est ce qui a poussé certains des membres du public à venir assister au concert qui me disaient alors « le concert était formidable, je suis venu car je connaissais Maurane ; mais ce soir, ce qui m’a surtout surpris c’est la richesse du répertoire proposé et le site dans lequel ont évolués les musiciens ». En effet, chacun aura apprécié l’environnement dans lequel s’est déroulé la soirée, au sein d’un spectacle VIVANT. De fait, à l’heure où les perspectives pour l’avenir des acteurs du spectacle vivant sont débattues, je vous invite à parcourir les festivals et vous rappeler de Jacques Prévert même si « un peu partout dans le monde, les gens s’entretuent, c’est pas gai. D’autres s’entrevivent, [allez] les rejoindre ».  Alors permettez moi de saluer l’anniversaire de l’IMFP à Salon de Provence (30 ans), de suivre de près les évolutions du festival d’Avignon et de vous donner rendez vous vendredi 4 juillet à Vitrolles pour s’entrevivre au Charlie Jazz Festival à Vitrolles. 

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J’ai découvert UZBK, ce jeudi soir aux alentours de 20H au théâtre des carmes. De loin, j’ai aperçu quatre hommes sur scène éclairés par la lumière, leur style était classique et poli. D’abord tempérée, la salle a commencé timidement à s’éveiller au grée des élocutions de ces musiciens. Le beat box et la guitare, se joignant merveilleusement à leur flot, liaient les émotions aux mots. Une traduction qui n’aurait su être meilleure. Tant bien que mal, ils ont invité les spectateurs à prendre parti, à venir danser avec eux, mais la timidité ressort plus que jamais dans une salle où les gens sont assis des le début.

 Néanmoins, les mains claquaient autour de moi, ma tête balançait en rythme avec celle de mon voisin et cela m’a donné envie d’être eux. Tout du long, la beauté de la langue française, sa poigne et sa vérité se sont mêlées outrageusement. Une révolte par les mots, une dénonciation par un rythme et une solution par un tout.

Le cœur battant, j’ai écouté. Je ne suis pas une fan de « rap » appropriée, mais cette nuit là, j’ai découvert que ce monde en live pouvait être très différent et certainement plus fort qu’une écoute intime chez soi. Un sourire est resté collé à mes lèvres, ne décrochant pas.

 

Je n’ai pas tout compris, et ne me suis pas forcée à tout saisir car je sentais que la concentration me ferait perdre une partie de l’harmonie du moment. Et puis, il me faudrait les entendre plusieurs fois avant d'imprégner tous les jeux de mots, hyperboles, métaphores et autres, qu’ils ont employés. Leur fraicheur et leur spontanéité m’ont fait oublier ces phrases, portant et signant pourtant un message clair, qui semblaient lourdes de vocabulaire et de style. La diversité est ton ami, ne la dénigre pas. La diversité, c’est la paix.

Un spectacle empli de paradoxe. Car si la musique était légère, le sens, lui, ne l’était pas et transperce nos idéaux et nos jugements. Le côté « street » s’est parfait dans leurs gestes habitués de rappeurs, néanmoins le résultat sentait la persévérance et le travail.

Comme UZBK, j’espère vous avoir livrer un bref, mais intense, instant de plaisir avec ces lignes. Le souvenir de ce concert en sera ainsi pour moi. Et si d’autres le qualifie de beau, je le nommerai avec prudence à la fois de passion, de passionnant et de passionné. Toute la force, ce soir là, s’est retrouvée dans chacun des dérivés de ce fabuleux nom. Elle a fait ce qui m’a plut dans ce groupe, car avec la passion le cœur y est toujours.

Nina Guérineau

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L’enfant d’éléphant, et autres histoires de métamorphoses, pour les grands et les petits

 

Mercredi 14 mai, dans la salle d’attente, les cris d’enfants ont pris le pouvoir. Les mères qui essaient de les arrêter de s’y retrouvent pas et le piano du théâtre Golovine en fait les frais jusqu’à que le public soit invité à entrer dans la salle. Il est 16H.

Je savais à quoi m’attendre en y allant et je ne me suis pas trompée, les familles représentent la majoritaire partie des spectateurs. On doit être pas plus d’une cinquantaine de personnes.

Le spectacle, « l’enfant d’éléphant et autres histoires de métamorphoses », est une combinaison de plusieurs contes, chacun durant 10 minutes environ, où les deux comédiennes lisent tour à tour sur différents supports une histoire. Le décor est simple, ne reprenant que le strict nécessaire, puisqu’elles utilisent majoritairement leur corps et quelques vêtements pour réaliser des marionnettes à leurs histoires.

Drôles, légers et compréhensibles pour les plus petits, l’imagination des deux artistes, Marion Lalause et Emilie Martinez nous enveloppe d’une couverture sociale transformée. Toutes les interprétations, mêlées d’évasion, sont alors permises.

 « C’était drôle et j’ai tout compris », me dit Lizandre, 4 ans et demi, appuyée par sa mère, Marie-Pierrette Berfa : « Très bien, et surtout très compréhensible, c’est mieux que les spectacles de danse souvent compliqué pour les enfants ».

 

Pour ma part, derrière les histoires de grenouilles, de prince et de princesses, et d’éléphants, ces artistes, pédagogiquement, dénoncent nos jugements et nos peurs devant la différence. La morale, rester fidèle à soi-même et accepter l’autre comme il est, me rappelle à mes jeunes souvenirs devant les Walt Disney, qui sévèrement mettent en scène les troubles de l’être humain. Car le conte n’est-il pas le plus doux des dénonciateurs de notre société ?

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Le dimanche 23 mars 2014 est une journée d’élections municipales et après avoir voté, je décide de rejoindre deux femmes et d’en inviter une troisième en prenant soin de ne pas lui dévoiler le programme du soir pour lui faire une surprise. Je la sais intéressée par le cinéma et curieuse, j’espère donc que le programme proposé à l’Auditorium au Thor lui plaira. D’autant que le trio composé de Diego Imbert (contrebasse), André Ceccarelli (batterie), Pierre Alain Goualch (clavier) soutenu par David Linx (chant) sont coutumiers du fait. 

 

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Bien que vous puissiez penser que cela fait beaucoup de femmes, ce n’était pas au programme initial. Ma voiture est retenue chez le garagiste contre mon gré, je me demande alors comment je vais faire la surprise à cette tendre et belle jeune femme. Je pense alors à prendre un taxi entre le Thor et Avignon. Néanmoins, la nuit a porté 

ces conseils et je décide de demander aux deux auditrices à qui « ça va jazzer », a fait gagner deux places ; qui répondent très favorablement oui à cette demande. Nous nous donnons rendez vous à 17h30 pour le voyage et je précise que la personne qui m’accompagne aura la surprise et qu’il faut la garder bien au chaud.

 

 

Pendant le trajet, je découvre alors que les deux auditrices sont mères et filles et toutes les deux chanteuses ; pour l’une, ce n’est pas une surprise car nous nous sommes rencontrés plusieurs fois à l’Ajmi et pour la première fois au festival de jazz à St Rémy de Provence. Le voyage commence plutôt bien et le partage s’annonce bien ; aucunes allusions n’auront été faites quant au programme du soir. Voilà qui plonge mon invitée dans le doute et j’espère de mon coté qu’elle sera conquise. Elle connait Toulouse et quelques musiques de Claude Nougaro, mais guère plus. En revanche, elle a découvert Bernard Lubat avec son père, alors voilà peut être un point d’accroche.

 

 

Nous arrivons donc à l’Auditorium et j’ai tout de suite une pensée pour Alexandra Piaumier, à Médéric Collignon et son Jus de Bocse qui avait très chaleureux lors de la dernière soirée jazz. Là, l’ambiance est tout autre, mais des repères demeurent comme les retrouvailles avec Philippe Canovas et sa femme, que je ne manque pas de présenter à la belle jeune femme à qui je réserve la surprise. Les deux chanteuses filent s’assoir pendant ce temps là ; alors qu’avec mon accompagnatrice nous retirons nos places.

 

 

Nous restons cinq minutes assis puis nous découvrons une salle bien remplie où Jean Paul Ricard nous salue lors de notre montée, puis nous prenons place. Le programme est dévoilé et mon invitée est curieuse de voir à quelle sauce elle sera mangée : 3O minutes de solo (piano) pour introduire quelques standards fameux et un medley de Nougaro, puis 30 minutes pour réaccorder le piano, et puis le concert commencera autour d’à NOUsGARO. Je cache comme je peux mon émotion, car il ne se passe pas une journée, sans que je n’écoute pas une musique ou qu’une pensée, une phrase, un accent me renvoie à la poésie de Claude Nougaro.

 

 

Le matin du concert, j’annonçais à mon accompagnatrice que je profitais du soleil pour improviser sur « la Vie en Rose » et se fut précisément le morceau qui lança cette soirée. S’en suivit quelques standards comme Nuages de Django Reinhardt ; voilà qui amorçait tranquillement la soirée. Puis, le temps de la pause est venu et là, j’ai retrouvé par surprise un duo qui ne cesse de me percuter l’âme. Surpris que trop peu, puisque précisément lorsqu’ils ont accompagnés la chanteuse Maurane dernièrement, le duo L&J pensait à chaque fois à saluer C.Nougaro ; c’était presque une évidence qu’il soit présent.

 

 

Tout semblait donc réunit pour que la deuxième partie de soirée soit propice au partage. Le cinéma prend une place importante du set que ce soit dans les titres sélectionnés, les références avec les compositions de Nougaro ; et il faut noter quelques belles compositions. Ce qui frappe ma comparse s’est la performance de David Linx, dont elle ne comprend peu les paroles, mais dont le phrasé l’a bouscule « comme une petite fille en pleure » devant « l’écran noir du cinéma ». De mon côté, je suis à « bout de souffle, ne trouve plus « les mots » devant cette « mademoiselle » et ces « rimes ». Elle a raison David Linx et le trio réalisent une prestation bluffante ; le répertoire a pris une nouvelle forme, une nouvelle dimension. Ce qui est renforcé par les compositions qui viennent compléter le set, elles respectent la couleur de Nougaro mais demeurent très imprégnés par leurs virtuosités. La musicalité prend le pas sur la musique et pas à pas, les paroles sont mises de côté pour nous emmener un peu plus ailleurs. La soirée avance et quelques images sortent alors de ma tête, des images de films et nous terminons « autour de minuit » et, en prime avec un court échange en compagnie de David Linx. Quand au reste de la soirée, je le passe avec mon invitée et à la rédaction de cet article ; suspendu à ses lèvres, à vos lèvres …

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