Cinéma

Dans le cadre du ciné concert « The Lodger (A.Hitchcock) » organisé par les associations Premières Loges et Cinéfils et Filles le mardi 07 octobre au Capitole Centre à Avignon en partenariat avec Radio Campus Avignon ; Benjamin (Premières Loges) et Mathieu (Radio Campus) vous proposent un retour sur cette soirée unique. 

Aux Premières Loges avec Benjamin

Ce premier événement hors-campus de la saison marque le grand retour des collaborations culturelles et artistiques inter-associatives à l’Université d’Avignon. En ce qui concerne Premières Loges, nous revenons cette année avec une nouvelle équipe, plus nombreuse, tout aussi motivée que l’année passée. Pour cette édition, nous avons eu le privilège de collaborer à nouveau avec l’Orchestre Régional Avignon Provence (O.R.A.P.), donnant naissance à la création musicale du ciné concert. Le projet s’est construit il y a déjà 3 ans et quant à l’écriture de la musique, elle aura nécessitée pas moins de 9 mois de composition. L’O.R.A.P. et les associations sont très heureux des retours positifs de l’événement. Reste à savoir de qui du ciné concert ou du buffet à contribué à ce succès…

... Pour un ciné concert : sortez couverts !

En effet, il n’aura pas échappé aux publics les tenues des étudiants (nœuds papillon et robes de soirées) sortis couverts tout de rouges et noirs vêtus.

Aux dessus de ces tenues, ce sont de larges sourires détendus qui fleurissaient sur les visages des bénévoles, où les maitres de cérémonies ont su saluer les acteurs en présence : l’Université d’Avignon, l’Orchestre Régional Avignon Provence, Radio Campus Avignon. Une réussite dont tous les acteurs peuvent s’enorgueillir et qui laisse présager un beau Campus Sonore le 11 décembre prochain à l’Opéra Théâtre d’Avignon.

Aux côtés des tenues, c’est un magnifique buffet qui était proposé à l’issue de la représentation confectionné avec amour en partie par les étudiants (roses des sables, cookies, cakes, etc.).

En dessous des tenues, nous vous laissons le soin de vous évader à quelques divagations pour présager du bonheur qui a pu naître d’une telle soirée où le mot d’ordre était de sortir couverts, menés à la baguette d’un chef en phase avec l’exercice du ciné concert.

Chef, oui chef !

Le chef rappelait à l’occasion qu’il s’agissait de sa troisième collaboration avec les associations dans le cadre du ciné concert. Il avait déjà dirigé l’O.R.A.P. pour la projection de « Jeanne d’Arc », il y a trois ans et des « Aventures du Prince Ahmed », il y a deux ans. Quentin Amalou, qui réalise une thèse sur le dispositif du ciné concert, soulignait son succès lors du before. Ce dernier était un temps fort, organisé cinq jours avant le concert, à l’Université, en présence du compositeur, du chef d’orchestre, de la chargée des publics à l’Opéra d’Avignon et des présidents des associations. Cet événement représente un certain nombre d’enjeux que nous rappelait le chef. Ainsi, sur le plan sonore, « la salle du Capitole est faite pour, car il y a de la place entre les premiers rangs et l’écran, ce qui permet de mettre tout l’orchestre. L’acoustique était très sèche, les instruments sonnaient différemment ». Concernant l’échange avec le public : « on est sur l’instant, on doit capter l’attention sur les différents passages, particulièrement celui avec la musique contemporaine. Le compositeur (Olivier Penard) a réalisé un subtil mélange. L’autre difficulté surmontée c’est le choix du film, pas facile à trouver et de calibrer ensuite le timing ».

Photographie réalisée par Mathieu FerynPhotographie réalisée par Mathieu Feryn

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Il est des films qui choquent, des films qui donnent le sourire, ou encore des films qui laissent indifférent. Il est des films qui font réfléchir après visionnage, d’autres qu’on oublie une fois sortis de sa salle de cinéma.

Loin de mon père, le dernier long-métrage de la réalisatrice israélienne Ken Yedaya sélectionné pour la compétition Un Certain Regard au 67ème Festival de Cannes, ne rentre dans aucune de ces catégories, ou tout du moins pas intégralement. Le sujet dit tabou est un habitué des salles obscures, et en est souvent le fer de lance, voire même un atout commercial. Ici, dans ce film traitant des relations incestueuses entre un père et sa fille, il n’en est rien. A vrai dire, si l’on savait à l’avance ce à quoi on allait être confronté en gravissant les marches menant à la salle Debussy, il y a de fortes chances de renoncer à la projection. La raison principale est sûrement le manque de courage, car du courage, il en faut pour assumer ce qui se passe à l’écran. Il en faut également pour ne pas baisser les yeux devant des scènes, devant des émotions et sentiments nous étant cachés au quotidien.

Cette force m’a manqué durant la projection, et ce n’est que le lendemain, en rencontrant la réalisatrice, que j’ai compris le sens de ce que j’avais vu ainsi que l’objectif visé par celui-ci. Pour une fois, le simple fait de partager son ressenti avec mes amis sur le film tout juste visionné ne m’avait apporté totale satisfaction. Ce n’est qu’en passant une demie-heure avec Keren Yedaya, à tenter de percevoir les raisons qui l’avaient poussé à réaliser ce film que mon avis a pu évoluer.

Lovée dans son grand fauteuil en forme d’œuf et le sourire aux lèvres, Keren a créé le lien qu’il nous manquait entre sa pensée et ses films. Féministe dans l’âme et dotée d’un sacré caractère, la réalisatrice israélienne n’en est pas à son premier film sélectionné et/ou récompensé. Les thèmes de ces derniers concernent la prostitution et les relations toxiques pouvant exister au sein d’une famille (je pense notamment à My Treasure). Le cinéma est devenu le moyen pour Keren de parler au plus de monde possible, de s’exprimer ouvertement sur ce qui la touche. Ainsi, loin de la vision du cinéma créateur de richesses, ce que la réalisatrice recherche en créant ses films, c’est montrer, montrer le plus possible afin de pouvoir donner le courage aux personnes se reconnaissant dans ses personnages fictionnels, leur permettre de s’assumer et de ne plus se cacher. Pour l’israélienne, le monde est loin d’être manichéen et ce qui parait définitivement inacceptable ou foncièrement mauvais pour certains, elle en montre les différentes facettes. On ne choisit pas qui on est, mais il faut s’aimer tel que l’on est. Voici en quelques mots ce qui pourrait représenter la philosophie de Keren Yedaya.

Comme pour appuyer ses dires, la relation due au tournage, naissant entre les deux acteurs montre la dualité voire la multiplicité de l’homme. Pour incarner un père et un amant violent, l’ouverture d’esprit et la compréhension de l’acteur sont nécessaires. Assumer de pouvoir jouer un tel personnage relève d’une force physique et mentale, de beaucoup de distanciation et d’amour pour le cinéma.

Il ne faut pas avoir peur de faire du cinéma différemment, il ne faut plus se cacher derrière le fauteuil du spectateur chevelu en face de soi devant un film pénible. Loin de mon père apporte dans son sillage des sentiments et émotions contradictoires qui seront loin de plaire à tous, mais qui mériteraient d'être d'être ressentis par la plupart des gens.

 

Si vous n'êtes toujours pas convaincus, courez donc retrouver l'interview de Keren Yedaya à cette adresse http://www.mixcloud.com/radiocampusavignon/yes-we-cannes-saison-2-emission-2-16052014/ !

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altalt

Arrivées sur place, on se sent tout de suite, avouons-le, un peu noyées au milieu de ce flot de personnes et d’activités. Nous vous proposons donc un topo « Cannes pour les nuls » : Le guide d’introduction à cette 67e édition.

Pour commencer, le festival de Cannes, c’est quoi exactement ? C’est d’abord l’un des évènements les plus médiatisés au monde après les Jeux olympiques et la coupe du monde. 4400 accréditations presses, et plus de 10 000 professionnels du show-biz, c’est une ville qui passe pendant 15 jours de 72000 habitants (dont 60% de plus de 55 ans) à 200 000 ; c’est les glamour, les paillettes sous le soleil de lafrench rivera, c’est 2km de tapis rouge changé chaque jour, c’est des rue peuplés d’individus parfois étranges, du badaud au cinéphile acharné, de l’autochtone blasé au fan hardcore.

Mais le festival de Cannes c’est aussi la célébration du Cinéma, avec un grand C, c’est la sélection officielle, bien évidemment, parmi laquelle on trouve les 18 films en compétition pour la palme d’or, mais aussi les 20 qui concourent pour le prix Un certain regard et les courts métrages en compétition et la sélection ciné-fondation.  Ce sont aussi des films, certes sélectionnés, mais présentés hors compétition : les séances spéciales, séances de minuit, les séances « Cannes Classics ». Le film d’ouverture du festival, est également présenté hors compétition. Cette année, il s’agit de « Grace de Monaco », du Français Olivier Dahan, avec Nicole Kidman dans le rôle-titre .

 Le prix de la caméra d’or, quand à lui, vient récompenser le meilleur premier film parmis tous ceux présentés au sein de la sélection officielle, de la semaine des critique et de la quinzaine des réalisateurs.

Le jury, de la compétition officielle, composé de 9 membres, est présidé cette année par la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, qui avait été en 1993 la première femme, et la seule encore à ce jour, à recevoir la palme d’or pour son film « La leçon de Piano ». Elle sera entourée de 3 actrices, la française Carole Bouquet, l’iranienne Leila Hatami, que l’on a pu voir dans une séparation, et la coréenne Jeon-do-Yeon (qui avait reçu à cannes en 2007 le prix d’interprétation féminine pour sa performance dans « Secret Sunshine »), des acteurs Gael Garcia Bernal et Willem Dafoe, des réalisateurs Jia Zhangke (prix du scénario en 2013 pour « A touch of sin »), et Nicolas Widing Refn (prix de la mise en scène en 2011 pour « Drive »), ainsi que de la réalisatrice Sophia Coppola.

Mais au fur et à mesure que le festival originel a pris de l’importance, d’autres manifestations sont apparues en marge de la sélection officielle, et on trouve désormais des compétitions indépendantes, telles que La quinzaine des réalisateurs  et celle de l’ACID (Agence du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion).

 

Après la théorie, permettez-nous maintenant de vous présenter de kit de départ du bon festivalier :

Un badge. C’est le précieux sésame qui permet d’accéder aux séances et au palais des festivals. Il en existe de plusieurs sortes, et, comme le découvrira vite à ses dépens le festivalier novice, tous les badges ne se valent pas. Les passes presse par exemple sont hiérarchisés au moyen d’un code couleur, en fonction de l’importance de votre média. Tout en haut de la pyramide, le badge blanc (celui de Gilles Jacob ou Michelle Denisot par exemple). En bon média étudiant, nous nous retrouvons, avec nos jolis badges jaunes, en bas de la chaîne alimentaire. Ce qui fait qu’un badge bleu, par exemple pourra sans scrupule nous doubler dans la file d’attente d’un film un peu couru. En revanche, si vous travaillez également pour un média, mais en qualité de technicien, vous vous verrez remis badge vert particulièrement discriminant : L’accès de certains lieux vous sera limité, et pire encore, vous ne pourrez pas profiter du wifi gratuit ! L’échelle de badge la plus basique reste celle du « cinéphile », accordé aux étudiants en cinéma, les associations de cinéphiles et les groupes pédagogiques.

En conséquent, on remarquera chez le festivalier lambda une tendance à la pratique dite du « regard en biais », consistant principalement à essayer constamment de repérer le niveau d’importance (et donc de potentielle célébrité) de votre voisine de file, de ces mecs en costard qui mangent leur panini sur le banc en face du votre, ou de ce jeune homme trainant nonchalamment dans le hall du palais, sans trop se faire cramer.

Mais aussi : De la patience, un bon sens de l’orientation,… des chewing-gums (afin de ne pas freiner votre sens du relationnel – oh combien important – après la pause sandwich aux anchois et oignons de midi.

Pour les non-badgés enfin, on vous conseillera de vous munir d’une chaise de camping, d’un parasol, d’un escabeau (pour une meilleure visibilité),… sans oublier un bon stock de vivres. Certains afficionados peuvent en effet camper en bas des marches jusqu’à cinq jours avant le début des festivités. Histoire de se garantir la place optimale à une bonne récolte de selfies VIP (pratique qui avouons-le, a déjà largement remplacé les autographes au papier et au stylo.
 

Bien à vous, bons baisers de la croisette,

L’équipe Yes We Cannes

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altalt

Hier, j'ai marché, pour aller voir La Marche, et ça m'a donné envi de marcher !

En 1983, dans une France en proie à l’intolérance et aux actes de violence raciale, trois jeunes adolescents et le curé des Minguettes lancent une grande Marche pacifique pour l’égalité et contre le racisme, de plus de 1000 km entre Marseille et Paris. Malgré les difficultés et les résistances rencontrées, leur mouvement va faire naître un véritable élan d’espoir à la manière de Gandhi et Martin Luther King. Ils uniront à leur arrivée plus de 100 000 personnes venues de tous horizons, et donneront à la France son nouveau visage.

C'est de ces évènements que s'inspire le film de Nabil Ben Yadir qui, tel un reportage inside, nous décrit sans concessions l'adhésion à cette marche de personnages dont les motivations et la personnalité diffèrent. Autour de Mohamed, l'initiateur de la Marche, ses amis, un curé, une passionaria et sa nièce étudiante lumineuse égérie, un rockeur de banlieue tout habillé de cuir et chaussé de « Santiags », une photographe lesbienne, un paumé solidaire et farfelu, et un bougon compagnon de route. Ce groupe nous emmène à travers la France du début de l'hiver de 1983, dont les violences racistes de certains énergumènes sont contrebalancées par une solidarité populaire pour qui les différences sont une chance.

Servi par une solide interprétation, le film ne se contente pas d'être un hommage à cette initiative mais trouve une autre dimension dans un contexte de crise où les propos raciste s'accentues, ce film tombe à pic pour nous rappeler à quel point ce débat est ancien et qu'il a quelque chose d'inachevé !

Sur le web :

 

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Paulus Potters aux platinesPaulus Potters aux platinesCannes revêt bien des mystères et des surprises. Et quelle fut ma surprise en arborant la croisette pendant le festival. Alors radieuse cette dernière s’illuminait sous mes yeux avec un soleil azur, j’ai alors croisé la grâce d’un peintre musicien. L’homme est aussi habile de ces mains pour peindre que pour saisir les blanches, les noires couleurs de son piano. Il est de ces belles rencontres qui poussent à l’admiration et le jury composé de Julio Iglesias, Jose Feliciano et Frank Zappa ne s’y était pas trompé.

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