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Fabien Veyret Clément Chassot Jacques BuckiFabien Veyret Clément Chassot Jacques Bucki

Le journal mensuel le Ravi qui se concentre sur l’enquête et de satire dans la région de Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) organisait, le 28 février dernier au théâtre du Chêne Noir, un débat sur les enjeux énergétiques de la région.

Les invités étaient : Jacques Bucki, maire de Lambesc et spécialiste de transition énergétique, Fabien Veyret, directeur de l’association pour les énergies renouvelables et l’écologie (AERE) et Olivier Florens, conseiller général Europe Écologie – les verts. Ce dernier a dû finalement se désister; il était malade. Une soirée animée par Clément Chassot, journaliste au journal le Ravi.

Avant de passé à la période de questions, au débat, les intervenants ont montré leur vision de ce que devrait être la gestion de l’énergie.

D’emblée le débat n’a pas été entre les conférenciers, il a été entre les conférenciers et la foule. 

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Le journal mensuel le Ravi qui se concentre sur l’enquête et de satire dans la région de Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) organisait, le 28 février dernier au théâtre du Chêne Noir, un débat sur les enjeux énergétiques de la région.

Les invités étaient : Jacques Bucki, maire de Lambesc et spécialiste de transition énergétique, Fabien Veyret, directeur de l’association pour les énergies renouvelables et l’écologie (AERE) et Olivier Florens, conseiller général Europe Écologie – les verts. Ce dernier a dû finalement se désister; il était malade. Une soirée animée par Clément Chassot, journaliste au journal le Ravi.

Avant de passé à la période de questions, au débat, les intervenants ont montré leur vision de ce que devrait être la gestion de l’énergie.

D’emblée le débat n’a pas été entre les conférenciers, il a été entre les conférenciers et la foule. Jacques Bucki était du genre à montrer une vision globale, pour ne pas dire une vision de politicien, – il blaguait lui-même : «  je ne répondrai pas directement à la question, puisque je suis un politicien. » Fabien Veyret s’attardait plutôt aux détails techniques, à la mise en place plus concrète de moyens d’améliorer la gestion des énergies renouvelables. Malgré le consentement à la cause environnementale d’une bonne partie de la foule, les conférenciers ont tous les deux dû pagayer fort pour affronter la marée de critique qui, celle-ci, à certains moments, allait un peu dans tous les sens. Jamais trop déstabilisés malgré tout, ils se faisaient tous deux rassurants, sur la majorité des sujets discutés.

Il a été question de l’inquiétude face au nucléaire, de l’utilisation et du coût de l’énergie renouvelable telle l’énergie solaire (photovoltaïque), l’éolien, biomasse, etc.  Mais aussi, les invités ont eu à répondre à des remises en question des coûts liés aux projets de rénovations des maisons de la région permettant de consommer moins d’énergie. Certaines personnes présentes au débat trouvaient la facture de ce genre de travaux assez salé.

 En somme, des sujets complexes, de nombreuses pistes, à s’y perdre. Aucune solution simple n’a clairement été soulevée, quoiqu’en aient dit certains qui croyaient que ce n’était qu’une question de volonté politique. Si ça avait été si simple, le consensus aurait été beaucoup plus équivoque qu’à la fin de ce débat où de nombreuses réponses ne semblaient pas satisfaire bien des gens dans la foule. Pour que ça devienne qu’une question de volonté politique, les environnementalistes, en se fiant aux nombreuses divergences dans la foule, devraient sans doute trouver un moyen de ne pas s’empêtrer dans les virgules.

Quelques questions pertinentes ont été posées suite aux conférences. Entre autres : comment une compagnie capitaliste peut-elle demander de moins consommer à ses partenaires? Un citoyen reprochait aussi aux conférenciers d’individualiser les moyens d’améliorer la situation. Au sens où, disait-il, c’est en mettant trop d’emphase sur la simple incitation à mieux isoler les appartements, bref, à mieux gérer sa propre consommation d’énergie, que les conférenciers semblaient croire que la situation allait s’améliorer. Ce dernier demandait que l’incitation devienne plus sociétale, qu’elle inclue tous les groupes de la société et non pas – nuance – uniquement tous les individus de la société. Ce à quoi Jacques Bucki répondait : « Les gens sont beaucoup plus maîtres du jeu qu’il ne le croit. »

La foule d’environ cent personnes (chiffre très approximatif), quantité qui étonnait les deux conférenciers, était composée de nombreux citoyens qui semblaient déjà très bien se connaître, et de manière familière en plus. À tel point que les réactions vis-à-vis les interventions de la foule pouvaient être du type « Arrête Jean-Jacques (nom fictif), laisse-le parler » ou « Ce n’est pas le sujet du débat Marie (nom fictif), laisse la parole aux autres. » Ce type de familiarité qui en disait beaucoup sur la composition des gens dans la salle.

Si le consensus au sein même des citoyens environnementalistes ne semble pas être pour demain, le débat, lui, est bien vivant et, de ce fait, montre la beauté de ces gens qui sont motivés à agir. Est-ce que le débat peut s’élargir au sein d’un plus grand nombre de gens? La réussite de ce genre d’initiative permet d’être optimiste.

Si du choque des idées nait la lumière, Avignon est assuré d’être éclairé pour des années. 

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Le journal mensuel le Ravi qui se concentre sur l’enquête et de satire dans la région de Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) organisait, le 28 février dernier au théâtre du Chêne Noir, un débat sur les enjeux énergétiques de la région.

Les invités étaient : Jacques Bucki, maire de Lambesc et spécialiste de transition énergétique, Fabien Veyret, directeur de l’association pour les énergies renouvelables et l’écologie (AERE) et Olivier Florens, conseiller général Europe Écologie – les verts. Ce dernier a dû finalement se désister; il était malade. Une soirée animée par Clément Chassot, journaliste au journal le Ravi.

Avant de passé à la période de questions, au débat, les intervenants ont montré leur vision de ce que devrait être la gestion de l’énergie.

D’emblée le débat n’a pas été entre les conférenciers, il a été entre les conférenciers et la foule. Jacques Bucki a montré une vision globale, pour ne pas dire une vision de politicien, – il blaguait lui-même : «  je ne répondrai pas directement à la question, puisque je suis un politicien » – et Fabien Veyret s'est plutot attardé aux détails techniques, à la mise en place plus concrète de moyens pour pencher vers une meilleure gestion de l’énergie. Ils ont tous les deux dû pagayer fort, malgré le consentement derrière la cause environnementale de la foule, pour affronter la marée de critique qui, à certains moments, allait un peu dans tous les sens. Jamais trop déstabilisés, ils se faisaient tous deux rassurants, sur la majorité des sujets discutés.

Il a été question de l’inquiétude face au nucléaire, de l’utilisation et du coût de l’énergie renouvelable telle l’énergie solaire (photovoltaïque), l’éolien, biomasse, etc.  Mais aussi, les invités ont eu à répondre à des remises en question des coûts liés aux projets de rénovations des maisons de la région pour permettre de consommer moins d’énergie. En somme, des sujets complexes, de nombreuses pistes, à s’y perdre. Aucune solution simple n’a clairement été soulevée et il aurait été possible de se demander si la solution pouvait être simple, quoi qu’en dissent certains dans la foule qui croyait que ce n’était qu’une question de volonté politique. Si ça avait été si simple, le consensus aurait été beaucoup plus équivoque qu’à la fin de ce débat où de nombreuses réponses ne semblaient pas satisfaire bien des gens dans la foule. Pour que ça devienne qu’une question de volonté politique, les environnementalistes, en se fiant aux nombreuses divergences dans la foule, devraient sans doute trouver un moyen de ne pas s’empêtrer dans les virgules.

Quelques questions pertinentes ont été posées suite aux conférences. Entre autres : comment une compagnie capitaliste peut-elle demander de moins consommer à ses partenaires? Un citoyen reprochait aussi aux conférenciers d’individualiser les moyens d’améliorer la situation. Au sens où, disait-il, c’est en mettant trop d’emphase sur la simple incitation à mieux isoler les appartements, bref, à mieux gérer sa propre consommation d’énergie, que les conférenciers semblaient croire que la situation allait s’améliorer. Ce dernier demandait que l’incitation devienne plus sociétale, qu’elle inclue tous les groupes de la société et non pas – nuance – uniquement tous les individus de la société. Ce à quoi Jacques Bucki répondait : « Les gens sont beaucoup plus maîtres du jeu qu’il ne le croit. »

La foule d’environ cent personnes (chiffre très approximatif), quantité qui étonnait les deux conférenciers, était composée de nombreux citoyens qui semblaient déjà très bien se connaître, et de manière familière en plus. À tel point que les réactions vis-à-vis les interventions de la foule pouvaient être du type « Arrête Jean-Jacques (nom fictif), laisse-le parler » ou « Ce n’est pas le sujet du débat Marie (nom fictif), laisse la parole aux autres. » Ce type de familiarité qui en disait beaucoup sur la composition des gens dans la salle.

Si le consensus au sein même des citoyens environnementalistes ne semble pas être pour demain, le débat, lui, est bien vivant et, de ce fait, montre la beauté de ces gens qui sont motivés à agir. Est-ce que le débat peut s’élargir au sein d’un plus grand nombre de gens? La réussite de ce genre d’initiative permet d’être optimiste.

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Stand emploiStand emploi

Ça se déroulait dans les bureaux de l’UDAF du Vaucluse le 13 février dernier. C’était diverses conférences visant à informer, à orienter les jeunes dans le dédale du monde de l’emploi. C’était trois conférences. Un thème pour chacune : l’économie sociale et solidaire, la formation, les contrats d'avenir. Le premier animé par Patrick Gianfaldoni, le second par Frédéric Olive, le dernier par Henri Crepet et Hassan Mimoun. Tout ça intercalé de pauses musicales du collectif Sintilaire.


Trois locaux pour les conférences, des stands visant à informer, une collation et des invités accessibles, tous et chacun ouverts aux débats et aux échanges d’idées. En tout, des allées et venues qui ont réussi à cumuler, lors de l’apogée de la quantité de monde, entre trente et quarante jeunes entassés devant les conférenciers. Ainsi se sont réunis des jeunes biens éveillés ayant un point en commun : un désir de réussir. Le tout parachevé d’une ambiance conviviale. C’était bien le but de l’organisation, mais il restait tout de même à le réaliser concrètement. Par la satisfaction qui se lisait sur les visages pourtant affamés de réponses des auditeurs, il est évident que le succès de l’événement, sans être spectaculaire, n’en demeurait pas moins authentique, alléguant la sincérité, palpable de positivisme, malgré la difficulté de la situation de l’emploi dans la région.


Pour donner une idée de l’accessibilité aux conférenciers, c’est dans ce branle-bas de combat convivial, devant le portique des stands, bref rien d’officiel, de cérémoniel, en dehors des conférences, qu’un des conférenciers a offert, à votre humble serviteur, un résumé – qui aurait pu se donner n’importe où tellement les discussions étaient à la bonne franquette –, un regard global sur la situation pour le moins intéressant. Hassan Mimoun relate : « Dans le milieu, on utilise souvent cette expression : les employeurs cherchent des moutons à cinq pattes. Au sens où en France, les employeurs, même pour les emplois qui ne demandent aucune formation, s’évertuent à trouver la perle rare, la personne qui a des capacités hors-norme… ces personnes qui souvent n’existent pas. Bref, les employeurs sont craintifs. » Ce genre d’interaction survenait tout autant durant les conférences.  Si ce genre d’activité ne donne pas directement, automatiquement, des emplois, elle permet certes de mieux réfléchir à la question, et parfois même pour certains, de mieux s’orienter dans ce labyrinthe qu’est le marché de l’emploi.

L’origine de l’événement


Pour poursuivre sur sa lancée des événements précédents, l’UDAF a créé  le Collectif Action Jeunes qui, lui, s’est donnée pour objectif d’organiser au moins un événement festif ou un débat par mois dans le but de rassembler la jeunesse. Le tout a été organisé autour de 4 axes : les problématiques de l’emploi, du logement, de la santé, de la citoyenneté. L’UDAF voulait alors faire en sorte que les jeunes continuent à échanger sur ces thématiques qui sans aucun doute les concernent; d’autant plus que, rappelle André Castelli, Vice-président du conseil général du Vaucluse, président de la commission enfance famille jeunesse solidarité territoire et réinsertion, le Vaucluse n’est pas dans une situation reluisante en ce qui à trait à ces thématiques. Ce genre d’initiative est donc évidemment le bienvenu, dit-il. Le rôle de l’UDAF explique Frédéric Olive, président de l’union départementale des associations, actuel président de l’UDAF, en est un de facilitateur; rien de trop dirigiste, de trop formel, pour que ce soit les jeunes qui fabriquent leur produit. Pour les gens actifs, ça peut paraître banal, mais ces activités permettent d’éviter l’isolement. Car sans emploi, les endroits pour se réunir sont généralement coûteux et donc peu accessibles pour ceux-ci. Ces événements qui rassemblent servent aussi à ça, conclue-t-il. Jean-Baptiste Davieau, référent du collectif action jeune, assume qu’il y aura des erreurs évidemment, mais que c’est la manière d’apprendre; il prend en exemple la fois où, lors d’un spectacle, l’organisation avait oublié le repas des artistes. On s’est ajusté, voilà tout. Ça fait parti de notre apprentissage. »

Monsieur Davieau conclut en alléguant que le collectif est assis sur une base participative. Le but est que ce ne soit pas intimidant. Les conférences sur trois thèmes, qui rejoignent les jeunes et qui font en sorte que tout est en place pour les rejoindre, peu importe le milieu d’où ils viennent, n’ont pas été choisies sans raison. Ça n’a pas toujours été facile, admet Bérangère Roux, bénévole depuis trois ans pour l’organisme et, au moment de la conférence de presse, stagiaire pour l’UDAF. « Avant que le premier événement soit organisé, énormément de questions se sont posées sur sa cause. Le chemin n’était pas tout tracé durant les procédures d’organisations d’événements. » Ce genre d’événement ne peut donc qu’être positif pour l’organisme, ainsi que pour les jeunes qui le composent.
 

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 FRED DUFOUR / AFP FRED DUFOUR / AFPIl y a des moments où l’homogamie culturelle et politique, qu’elle soit amoureuse ou amicale, amène à certains consensus envers les différents débats qui animent les médias et le monde politique. Le dernier en date : le mariage et l’adoption homosexuels. Merde, à quoi ça sert d’avoir des amis si on ne peut pas s’engueuler avec. On s’engueule sur tout et n’importe quoi : politique, cinéma, même sur la façon de faire des crêpes. Mais là rien, on est tous d’accord. Et après tout, les deux tiers des français sont d’accord avec le mariage homosexuel. Alors comment se fait-ce que ce débat fasse autant de bruit ?
 
Plusieurs réponses se trouvent dans les médias mais aucune ne semble satisfaisante. La religion peut-être ? Il n’y a pas beaucoup de références à l’homosexualité dans la Bible. Et puis la France est un pays laïque, les religieux peuvent s’exprimer mais le fait que l’homosexualité puisse mener quelqu’un à rejoindre Satan et l’antéchrist brûler en enfer n’est pas un argument valable.
 
C’est peut-être alors des enfants qu’on s’inquiète ? Ah bah oui, un enfant ça a besoin d’un papa et d’une maman. Et bien non. Beaucoup d’enfants vivent déjà avec des parents homosexuels et, quelle surprise, tout va bien pour eux. De même que pour les enfants dans des familles monoparentales. L’étude la plus souvent citée est celle de l’American Psychological Association (APA) datant de 2005 : « Aucune étude n’a conclu que les enfants de parents homosexuels étaient désavantagés de quelque façon que ce soit par rapport aux enfants de parents hétérosexuels ». Cette idée d’avoir besoin d’un homme et d’une femme pour élever en enfant vient sûrement d’une interprétation fondamentalement sexiste des différents attributs qu’il est nécessaire d’avoir en tant que parent, la moitié d’entres eux (la tendresse, la douceur, etc.) étant scandaleusement réservée aux femmes et l’autre moitié aux hommes. Bref, un ramassis de conneries réactionnaires relevant d’un sexisme dépassé.
 
Passons sur les arguments encore plus idiots « et pourquoi pas le mariage zoophile ou l’inceste tant qu’on y est ? » qui ne relève que de l’homophobie et qui ne mérite même pas qu’on s’y attarde. Relevons quand même que le mariage homosexuel est légal depuis 12 ans aux Pays-Bas et qu’aucune foule de gens n’est venue se marier avec sa sœur ou sa chèvre.
 
Non le vrai cœur du débat se trouve autre part, ni dans la religion, ni dans le bien-être des enfants.
 
La vraie question à se poser est : pourquoi le mariage homosexuel fait-il si peur ? Ceux qui sont contre le mariage homosexuel n’ont qu’à pas se marier avec quelqu’un du même sexe et c’est tout.
 
Il fait peur car il remet en cause le concept de famille, fondement de la société depuis plusieurs siècles. Revenons un peu en arrière, en 1789 la révolution éclate et avec elle la manière dont la société s’articulait. Avant cela, le roi, thaumaturge, gouverne sous l’égide de Dieu et c’est de façon dynastique que le pouvoir se confie. À la révolution, la décapitation de Louis XVI symbolise la rupture d’avec Dieu au sommet de la société et l’absence de roi nécessite un nouveau cadre d’articulation. La révolution bourgeoise établit alors comme nouveau carcan de société la famille, également et de fait, bourgeoise.
 
Et c’est à ce moment là que plusieurs pratiques sont marginalisées de manière à ne pas contester ce modèle familial si construit qui permet à cette même bourgeoisie de conserver au fil des générations un héritage à la fois financier et culturel. La prostitution, le libertinage ou l’homosexualité en font par exemple partie. Le terme « homosexualité » est d’ailleurs inventé au XIXème siècle pour répondre à ce besoin de marginalisation. Mais pourquoi inventer un terme ? Et bien par l’expérience qui nous y a conduit. En 1964 Claude Levi-Strauss publie le premier tome des Mythologiques qui s’intitule Le cru et le cuit dans lequel il y observe que des sociétés qui ne cuisent pas leurs aliments n’ont pas de mot pour dire « cuit » et, de fait, pas de mot pour dire « cru ». Ces mots émergent d’une expérience empirique et forment alors un système, ici binaire. Il en est de même pour l’homosexualité. Cependant, l’amour physique entre deux personnes du même sexe existe bien avant le XIXème siècle et pourtant le mot n’apparaît que bien plus tard. C’est parce que c’est à ce moment là que l’hétérosexualité comme norme est alors expérimentée et qu’il est nécessaire de créer une matrice disciplinaire dans laquelle la famille hétérosexuelle forme la norme et tout ce qui va à son encontre est déviant.
 
Le mariage homosexuel, s’il fait peur, effraye en fait, consciemment ou inconsciemment, une certaine bourgeoisie, apeurée de voir l’articulation de la société telle qu’elle leur est favorable se fissurer, laissant place à une société plus égalitaire.

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