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RCA recrute un régisseur général

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RCA RECRUTE un service civique volontaire au poste de régisseur général. Vous avez jusqu'au 1er décembre pour candidater 

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            Il est 20h30 quand je passe le seuil de l'Ajmi. Plus tôt dans la soirée j'appréhendais l'idée d'aller écouter du Jazz moderne improvisé. Les rares enregistrements de Raoul Bjorkenheim trouvés  sur le net avaient un arrière-goût des programmes nocturnes d'Arte. Seuls des standards de Miles Davis m'avaient vraiment caressé l'oreille. Il faut dire que je ne suis pas un très grand amateur de Jazz.  À l'entrée, l’accueil était très agréable, une attention toute particulière était accordée aux auditeurs. Dans la salle, un petit air du sunset sunside et des autres clubs parisiens. Peut-être était-ce dû à la lumière tamisée, ou bien les piliers et les rideaux de velours rouge donnant un relief particulier à la scène.  L'événement rassemblait tous les habitués de l'Ajmi, qui se saluaient à travers la salle, échangeant des regards malicieux qui en disaient long. Cherchant des gens de mon âge, mon regard croisa celui de deux étudiants au lycée Schuman, derrière le poste du régisseur. On m'expliqua plus tard qu'une des volontés de l'Ajmi était de proposer des apprentissages musicaux aux jeunes, en les initiant au jazz, jusqu'à faire des concerts avec les élèves du conservatoire.

                      J'échange quelques mots avec Jean-Paul Ricard, le président et des habitués, un peu dubitatifs quant à ma présence ici. Leur culture musicale est impressionnante, pointue. Ils appartiennent tous à un courant, ont vécu le jazz innovant des années 70, et portent en leur cœur l'improvisation. On me présente Pierre Villeret, directeur de l'institution. Il s'adresse à moi amicalement, me promettant une entrevue à l'entracte. Puis il se dirige sur scène, pour présenter le groupe eCsTaSy, et leur laisser place. Enfin, le moment tant attendu, le quartet entre, confiant, quatre complices prêts à faire découvrir leur univers à l'assistance. Bjorkenheim s'adresse à nous dans un français tonique (il a étudié dans un lycée français), s'adonnant à quelques pointes d'humour.

 

eCsTaSy, un quartet passionné

 

             Un geste au saxe, et c'est parti. Des longues phrases musicales, rapides, passionnées, un rictus dans le visage appréhende les notes que la main va jouer. Avec une précision chirurgicale, les accords s'enchaînent. L'assistance, subjuguée, en oublie d'applaudir la fin du premier solo. Moi qui pensait que le bebop était endiablé! Chaque musicien expose l'étendue de sa maîtrise technique, retenant mon souffle j'en oublie même de respirer. Au deuxième morceau, le saxe de Pauli Lyytinen devient plus suave, plus lyrique. Les influences rock de Raoul Bjorkenheim se font entendre. Le registre change, on passe de l'alto au soprano, le souffle de l'instrument chaud se fait entendre par saccades. Ounaskari, le plus vieux collaborateur de Bjorkenheim, se saisit de balais pour accentuer la nouvelle ambiance.

                       Une des particularités du groupe réside dans le fait qu'il n'y a pas de motif répété. Certains groupes reviennent toujours au même mouvement, après leurs solos respectifs. Ici, et le musicien même me l'expliqua a posteriori, certains morceaux étaient totalement improvisés. Seul The sky is Ruby, titre phare de leur album, est joué de manière vraiment cyclique, et l'arrivée du thème principal surprend à chaque fois, moment de clarté dans des mouvements d'énergie créatrice. Le fait de ne pas trop utiliser les boucles donne un aspect progressif à la musique, constructif. Du genre qui vous met, pour le coup, en extase. Les morceaux où le génie des musiciens transparait le plus est à mon sens celui composé par  Pauli Lyytinen, dont le titre en finnois veut dire «aurore boréale» selon la traduction du guitariste; et celui où Bjorkenheim s'est munit d'un archet pour jouer. Le profil de Pauli laisse entrevoir un brin de folie créatrice, et le leader du groupe s'adonne même à quelques pas de danse en entendant les accords du jeune musicien.

Le groupe eCsTaSyLe groupe eCsTaSy

Raoul Bjorkenheim, plus qu'un musicien

 

                     Enfin, après des applaudissements de rappels enjoués, le groupe salue, et vient discuter avec les amateurs de musique. Tout secoué par ce que je viens d'entendre, je ne réalise pas tout de suite que Charles Gil, auteur du projet franco-finnois ayant permit la venue d'ECsTaSy dans notre ville, me propose un entretient avec le vétéran du Jazz nordique. L'intéressé, un verre de vin à la main, m'adresse une poignée de main sympathique. Amusé par la situation, il évoque tour à tour des artistes phares dans son éducation musicale, Frank Zappa ou encore Charles Mingus. Mais curieusement, ce ne sont pas vraiment les jazzmen qui ont marqué le jeu de cet artiste, qui aborde tour à tour la musique pansori, le rock, et des écoles New-Yorkaise de musique anarchique.

             D'ailleurs, l'anarchie musicale. En venant, je m'imaginais en effet une sorte de cacophonie rythmée. Et si l'on ne peut nier qu'il s'agissait ce soir d'un genre particulier, une harmonie certaine résidait dans le jeu des finlandais. Quand je lui fis part de cette réflexion, le musicien me dit, en des termes que je retranscris du mieux possible: «Il ne faut pas jouer de la musique anarchique pour l'anarchie. Certains groupes disent casser des barrières de genre, et alors? Il faut construire quelque chose derrière, d'intéressant, de travaillé, alors oui l'on peut écouter le rendu». Il arbore un air ironique: «La mélodie est parfois importante, il faut pouvoir transmettre quelque chose au public. Certaines chansons sont agréables à jouer pour un musicien, mais horribles pour les oreilles».

             C'est pour cela qu'il joue des musiques de ce genre dans un studio, entre musiciens, et conserve un autre style pour le live. Un style basé sur l'improvisation, bien sûr, pour ce professeur de la Sibelius Academy en improvisation musicale, c'est une évidence. Un besoin, et la musique classique qu'il affectionne aussi pêche par cela. On a improvisé pendant des millénaires, et la musique formelle telle qu'on la connaît n'est finalement qu'une parenthèse dans l'histoire de la musique. Jouer, doit être à l'origine de la création. Il avoue donc que cette tournée est providentielle, car source d'inspiration. En rentrant, avec le même label qui a donné le jour au premier album, Cuneiform, le quartet produira un deuxième opus.

                       En parlant à Bjorkenheim, on découvre une vraie humilité. Il évoque rapidement ses groupes précédents, comme Scorch Trio, et porte de l'attention à la rencontre humaine et au hasard à l'origine de la formation d'eCsTaSy. Il a joué avec les plus grands et en parle légèrement, plus attaché à des concepts musicaux, à l'échange d'idées.

 

                      L'interview finie, je sors de la salle où ne restent que quelques retardataires et l'équipe de l'Ajmi qui me salue cordialement, m'invitant à revenir. À mon tour de vous inviter à passer une soirée à l'Ajmi, découvrir un monde à part, riche, pourquoi pas pour le deuxième album d'eCsTaSy, c'est tout le mal que l'on peut souhaiter à la structure, aux musiciens, au public, et à Charles Gil.

Articles - Musique

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Faites-partie de l'aventure en devenant service civique volontaire (24h/semaine, indémnité de 467€/mois) au poste de régisseur général de Radio Campus Avignon !

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Date limite de candidature: 1er décembre.
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Jam session #2Jam session #2

Tu es musicien ? Chanteur ? Amateur ou professionnel ? Ou tout simplement amoureux de musique ? Et si tu as envie de passer un bon moment d'échange musical, ramène ta fraise à l'AJMi, pour une Jam session tout en émotion !

 

Jeudi dernier se déroulait la 2ème Jam session de la saison 2014/2015, organisée par l'AJMi, association pour le jazz et la musique improvisée.

 

Mais qu'est-ce qu'une Jam session me diriez-vous peut-être.

C'est une soirée de musique improvisée ou plus familièrement nous dirions « taper le boeuf ».

 

En effet, la soirée a été ouverte par un boeuf des élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon, qui est un partenaire culturel de l'AJMi. Ils étaient quatre, un pianiste, un contrebassiste, un batteur et un guitariste. Autant dire que la moyenne d'âge des quatre garçons était de 15 ans... mais WOW c'était magique ! Le talent de ces ados m'a bluffée. Je suis restée bouche bée devant ce spectacle. Les ados, amoureux de jazz et de musique en général, en train de boeuffer d'une façon qui avait l'air tellement naturelle, ils étaient en cohésion musicale totale.

Les quatre élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand AvignonLes quatre élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon

 

Après 5-6 musiques, l'un d'entre eux appelle ceux qui le veulent à venir jouer, c'est le principe d'une scène ouverte. Et là, choc des générations... mais pas tant que ça finalement !

Les ados jouent avec des hommes d'une quarantaine d'année... Le mélange était excellent, il n'y avait plus d'âge, seulement le partage de l'amour de la musique.

C'est à ce moment-là que l'on se rend compte que la musique est intergénérationnelle, elle fait disparaître toutes frontières.

J'ai pu m'entretenir avec deux des élèves du Conservatoire, Antoine le contrebassiste (15 ans) et Thomas le batteur (16 ans), tous deux passionnés de musique et de jazz depuis leur enfance. Antoine m’a même confié une petite anecdote : lorsqu'il avait 5 ans, grâce à l'AJMi, il est tombé amoureux du jazz et c'est pour cela qu'il a commencé la musique au Conservatoire d'Avignon, quant à Thomas, cela fait 10 ans qu'il y est. Les deux garçons se sont connus il y a 4 ans et ont découvert une complémentarité musicale entre eux : « En un seul regard on se comprend ».

Pour eux la Jam session est un lieu « unique », « convivial », « de rencontre », « de partage », et « d'échange ». L'un d'entre eux m'a même expliqué que « une fois qu'on a passé cette porte, qu'on entend les autres jouer, on ne pense qu'à la musique, tout le reste s'en va, il y a juste la musique qui réunit tout le monde, on va sur scène et on s'éclate ». En parlant de l'improvisation et notamment du fait de taper le boeuf ils m'ont confié que « la musique n'est pas une question d'âge, tout musicien a quelque chose à nous apporter, dans le jazz personne ne joue de la même façon, c'est toujours enrichissant, ce n'est jamais la même expérience selon avec qui on joue, on joue en fonction des autres, on est a l'écoute des autres ».

Alors, les musicos, envie de taper le boeuf vous aussi ?!

 

Jam session à La Manutention, un jeudi par mois.

Articles - Musique

 

« L’une des clés du succès est la confiance en soi.

L’une des clés de la confiance en soi est la préparation.  »

de Arthur Ashe 

 

- Dans la salle des thèses. Université d’Avignon. Jeudi 6 novembre 2014 -

 

Le silence se fait dans l’assemblée. Hugo et Esmeralda, animateurs Radio Campus s’apprêtent à prendre ensemble l’antenne en direct et annoncer la seconde édition des Bruits de Campus.

Pour découvrir la thématique du premier débat... http://www.avignonetudiants.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=805:luniversite-davignon-acteur-stratege-de-lechiquier-territorial&catid=40:culture&Itemid=50

Face à eux se tient dans le public une forte représentativité du monde associatif et des affaires régionales, dont notamment :

            Le président d’Inter’assos, Olivier Huet

            Le vice-président étudiant, Allan Rochette

          Le président de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) et membre élu au CA de l’université d’Avignon, Jordan Syabri

            Le président de Tubes à idées (association Master PCC), Alexandre Delorme

            La présidente de Muséocom (association Master PCP), Carole Destribats

            Marianne Alex, doctorante en Sciences de l’Information et de la Communication

            Et le chargé des affaires régionales, Benjamin Bois

La conférence promet d’être animée, la thématique porte en effet sur “la parité à l’université, la vie politique à l’université et la place des associations dans la vie universitaire”. Rewind sur une conférence instructive et engagée sur l’avenir des projets universitaires et étudiants. 

Dans la salle des thèses, alors que débute le débat diffusé en directe des ondes Radio CampusDans la salle des thèses, alors que débute le débat diffusé en directe des ondes Radio Campus

 

1. La parité à l’Université

 

“La femme sera vraiment l’égal de l’homme le jour où, à un poste important on aura une femme incompétente”.

Françoise Giroux

            A l’université d’Avignon, la parité homme/femme est bien réelle de la licence au doctorat. Mais lorsque l’on se penche sur la question des étudiants ayant quitté les études post-licence on constate pourtant de différences notables après trois années hors cursus universitaire : 65% des garçons auront atteint un niveau cadre contre 42% pour les filles.

Les choix de vie l’expliquent. La femme devenant mère n’aide pas à la perspective d’une carrière professionnelle et semble aller à l’encontre des attentes des entreprises. La même analyse peut-être menée au niveau des professionnels de l’université. Une parfaite parité se dégage des enseignements en doctorats. Mais en montant dans les échelons, les femmes tendent à disparaître.

De surcroît, bien qu’il faille noter d’une dynamique positive visant à favoriser la parité à l’université, les enseignants doivent davantage s’engager vis-à-vis des questions de parité. Pour exemple : En 10 ans le pourcentage de femmes professeurs à largement augmenté. Il est passé de 18% dans les années 2000 à 23% aujourd’hui. A cette vitesse là, selon Marianne Alex, on atteindra l’égalité en 2068.

Marianne Alex, doctorante en SHS à l’université d’AvignonMarianne Alex, doctorante en SHS à l’université d’Avignon

Pour combattre cela, des initiatives d’associatives ont été mises en place. S’orientant davantage sur l’individu et sur le groupe que sur les facteurs organisationnels (lois,...). En effet, leur objectif est de mettre en place et développer des outils qui servent aux femmes afin qu’elles évitent le fameux “plafond de verre”.

La métaphore du “Plafond de verre” est utilisée pour parler des codes et stéréotypes propre au monde de l’entreprise qui, s’ils ne sont pas bien compris et identifiés, constituent une barrière à la perspective d’une évolution de poste. Le postulat de ces outils : le monde de l’entreprise est régie par le masculin et ses codes y sont bien spécifiques. Ainsi ces outils permettent notamment de :

- Relativiser l’image que l’on véhicule en tant que femme.

- Identifier un certain type d’humour présent dans l’univers de l’entreprise.

- Donner confiance à la femme dans ce cadre singulier et lutter contre les automatismes acquis culturellement.

 Travailler sur les constructions de plans de vie et l’aspect organisationnel en revalorisant l’idée de concilier vie de famille et entreprise, mi-temps et congé maternité. En effet, il est tout-à-fait possible d’avoir une carrière professionnelle avec de belles perspectives sans pour autant sacrifier une vie de famille.

“Lean In” de Sheryl Sandberg  (N°2 de facebook)“Lean In” de Sheryl Sandberg (N°2 de facebook)“Choisissez tout” de Nathalie Loiseau  (Directrice de l’ENA)“Choisissez tout” de Nathalie Loiseau (Directrice de l’ENA)

Deux exemples de réussite professionnelle et familiale révélé au travers d’un roman autobiographique.

 

 

StatistiquesStatistiques

Résultante de faits et habitudes culturelles,  les femmes ont inconciemment tendance à s’auto-censurer (Complexe de l’imposture, de la fille consciencieuse, du pouvoir) tandis que les hommes adopteront un comportement plus assuré, parfois même machiste en entreprise. Il ne faut donc pas se victimiser aux vues des inégalités bien présentes et des stérétotypes existants. Les femmes doivent faire face à cela et ne surtout pas sacrifier leur carrière professionnelle.

Allant dans ce sens, le féminisme en favorisant le communautarisme s’est pourtant parée d’une très mauvaise image durant ces dix dernières années. En effet car la parité est indissociable des efforts des hommes et ce n’est qu’en prenant en compte de leur implication dans ce combat que les choses ont réellement pu évoluer. Il est donc important déviter le communautarisme en contrecarrant les dangers d’un discours anti-homme et anti-entreprises. Afin de renforcer cette position, des ateliers réalisé par les femmes pour les femmes sont ainsi apparus sur la région. Leur thématiques : le leadership au féminin.

Dans une optique d’avenir l’objectif est d’avoir une stratégie globale, louant les efforts du jour en se focalisant à la fois sur l’individu et l’organisationnel. Cela passe obligatoirement par la résolution de ces questions :

            Que peut-on proposer comme organisation et outils individuels au sein des entreprises et de l’université?

            Que peut-on proposer pour qu’hommes et femmes combattent ensemble les stéréotypes?

 

LE DEBAT

 

Question du public : Dans l’actualité, de grands groupes industriels se positionnent et proposent aux femmes des solutions afin de concilier carrière professionnelle et vie de famille. Ex : “La congélation des ovocytes chez de grands groupes industriels”. Qu’en pensez-vous?

“La congélation des ovocytes chez de grands groupes industriels”: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/10/20/01016-20141020ARTFIG00320-polemique-sur-la-congelation-d-ovocytes.php

Marianne Alex : La possibilité qui est donnée aux femmes de réaliser gratuitement cette opération (Le prix pour une telle opération : 25 000 dollars pour se congeler des ovocytes.) n’est pas à contredire mais il ne faut pas que cette opportunité et ce choix qui en découle soit en réalité une obligation dissimulée, ce qui constituerait un danger. Il est dommage de cacher aux femmes qu’elles auront un avancement si elles ont l’intention d’avoir des enfants. C’est pourtant ce que font de grandes entreprises.

Allan rochette : Quelle sont les solutions qui peuvent être prises? Le dispositif de la discrimination positive est-elle une solution envisageable? Certains pays nordique le mette en place. Y-aurait-il une autre solution transversale à mette en place?

La discrimination positive : http://www.novethic.fr/lexique/detail/discrimination-positive.html

Allan Rochette, vice-président étudiant, questionne Marianne Alex.Allan Rochette, vice-président étudiant, questionne Marianne Alex.

Marianne Alex : Quand on part dans des projets tels que la parité, il faut prendre conscience que c’est la génération à suivre qui feront que les choses changent. En ce sens il est important dès le plus jeune âge d’intervenir sur l’individu pour ne pas qu’il reproduise des schémas de pensée  ou assimile ce genre de stéréotypes.

Comme nous l’avons vu, les faits culturels influencent pourtant l’inconscient des femme qui ont une propension à s’auto-censurer (Complexe de l’imposture, de la fille consciencieuse, du pouvoir) tandis que les hommes ont parfois inconsciemment un comportement machiste.

Marianne Alex répond à toute les questions et parfois, se fait prendre en photo.Marianne Alex répond à toute les questions et parfois, se fait prendre en photo.

Jordan Syabri : Il faut donc enlever les stéréotypes persistant sur les femmes dans l’entreprise et à l’université. Ceci peut être fait dès le collège car c’est à cet âge là que l’on peut assimiler tout cela. Et peut-être ainsi verrons-nous cette discrimination disparaître et davantage de femmes suivre des chemins qu’elles n’auraient osé prendre auparavant, tel celui d’un CFA par exemple. Concernant l’UNEF, les listes d’élections sont alternées et des évènements allant dans le sens de la parité ont déjà été réalisés tel un concert pour la tolérance.

Allan Rochette : Serait-il possible de mettre en place des dispositifs de type “lanceurs d’alertes” (Tel les référents étudiants à l’université qui font remonter les problèmes des étudiants) aussi bien à l’université que dans les entreprises qui seraient là pour promouvoir la parité et alerter du machisme?

Marianne Alex : Oui, l’aspect organisationnel est important et indispensable. Pourquoi ne pas envisager de voir les étudiants s’engager à ce niveau là en intégrant des lycées et des collèges pour promouvoir la parité. Ou encore des professionnels intervenir lors d’ateliers ou forums pour partager cette question. On serait bien entendu engagé dans un combat sans pour autant en oublier les autres.

Hugo Balique : Comment faire, comment s’organiser avec les associations pour mettre en place d’éventuels projets de ce genre?

Hugo Balique, président Radio Campus interpellant  l’assemblée.Hugo Balique, président Radio Campus interpellant l’assemblée.

Olivier Huet : C’est une problématique sur laquelle Inter’assos s’est déjà penchée avec son festival de la tolérance (Mois de Mars) pour parler des discriminations à la fac.

Jordan Syabri : La licence CESER où L’UNEF siège s’attèle à ce problème.

Le CESER : http://www.ceserpaca.fr

L’UNEF : http://unefaixmarseille.free.fr/wp/index.php/tag/paca

Jordan Syabri, président de l’UNEF, à propos du CESER.Jordan Syabri, président de l’UNEF, à propos du CESER.

 2. La vie politique à l’université.

 

            L’UNEF est le premier syndicat étudiant de France ayant pour raison d’être l’aide au quotidien des étudiants. Force de proposition dans les choix du gouvernement, l’UNEF à notamment oeuvré et s’est fait entendre sur des questions d’actualité telles que :

            - La bourse accessible à tous, l’UNEF s’étant opposé au projet de loi l’an passé à supprimer les APL.

            - La ré-évaluation des montants de bourse étudiante,

            - La gratuité pour le permis de conduire, qui permettait en tant qu’étudiant d’agir pour sa commune, de payer de son temps en contrepartie duquel la mairie s’engagerait à payer le permis à l’étudiant.

Le C.A de l’université d’Avignon est une instance de décision où l’on acte des prochaines manoeuvres et orientations de l’université. Composé de 5 étudiants, d’autres collèges et responsables de formation, il permet de faire entendre la voix des étudiants, leur donner la parole lors des votes.

 

LE DEBAT

 

Alexandre Delorme : Comment peut-on prolonger l’investissement que peuvent avoir les jeunes dans les associations pour les amener jusqu’à la politique?

Bien que Jordan Syabri souligne qu’il n’y ait pas assez de tribune impactante ou d’espaces d’expressions plus présents sur la vie locale dès l’entrée en université, Allan Rochette précise que l’université a tout récemment créé le bureau de la vie de campus où déjà y réside des instances. De même pour lui il est davantage question de parler des jeunes en général : Doit-on créer un conseil régional des jeunes comme l’a proposé la maire Mme Cécile Helle?

Alexandre Delorme (Tube à idées) face à Jordan Syabri questionne l’assemblée.Alexandre Delorme (Tube à idées) face à Jordan Syabri questionne l’assemblée.

Le débat s’intensifie, il est souligné du fait qu’au niveau régional le Forum Français de la Jeunesse rassemble un ensemble d’organisations étudiantes et prend déjà en compte la parole des jeunes dans les prises de décisions.

Concernant une parité dans la représentativité des étudiants et politiques au conseil régional, les intervenants en viennent à deux approches distinctes :

D’un certain point de vue il faut faire attention à l’idée d’un quota étudiant au sein du conseil régional car penser que les étudiants sont toujours les mieux placés pour parler d’eux mêmes est illusoire. En effet, des élus régionaux sont mieux placés et qualifiées pour parler des étudiants et prendre des décisions.

L’auditoire est à l’écoute et prend note.L’auditoire est à l’écoute et prend note.

Et de l’autre on défend l’idée qu’il ne faut pas sous-entendre aux jeunes qui s’investissent qu’ils sont incompétents. Ils peuvent influer sur le paysage politique. Les infantiliser en leur empêchant l’accès à ces instances, c’est renforcer l’idée d’un microcosme politique inaccessible.

Hugo balique : Y a t-il une dépolitisation des jeunes ? Peut-on aujourd’hui se sentir intégrer étant jeune dans la vie politique?

A cette question, Allan Rochette et Jordan Syabri répondent en précisant que les jeunes sont de moins en moins partisans. Pour preuve : bien que l’université d’Avignon ai les meilleurs taux de participation de france à ses élections, il n’empêche que les étudiants ne sont pas partisans.

Cela s’expliquerait par plusieurs raisons.

Tout d’abord l’envie de s’engager dans la politique peut faire face au stéréotype : “ Les politiques, tous des pourris”. Ainsi il y a dans notre société un rejet de la politique actuelle et un désir de ne pas s’y identifier.

Allan Rochette en réponse à Hugo Balique.Allan Rochette en réponse à Hugo Balique.

Autre facteur : le manque d’une sensibilisation politique dès le plus jeune âge. Par soi même, sans avoir vécu dans cet intérêt pour la politique, cela devient plus difficile de s’intéresser et prendre confiance en soi pour intégrer le monde de la politique. Aujourd’hui la tendance est davantage à l’envie de se syndiquer ou d’entrer dans une association. Car en effet le statut associatif est une forme de politique et permet même de faire “une politique noble”, du quotidien, qui pense au bien commun sans se soucier de la position : partis de droite, de gauche, centriste,...

Ainsi, les organes qui sont mis en place par et pour les étudiants n’ont pas nécessairement besoin d’accorder un grand pouvoir décisionnel. Cependant,  il est important que les décisions qui y sont prises se réalisent concrètement, en dehors de toute orientation politique.

Nous en venons donc à croire que la dépolitisation des jeunes viendrait d’une incapacité de la politique actuelle à leur fournir des résultats concrets. Source de questionnements redondants et futiles la politisation semblerait presque vous interroger en pointant du doigt sur votre sens moral : De gauche, de droite? Extrème écolo qui revendique la cuisine au véritable beurre Breton, celui qui vient de nos vaches, nos campagnes, nos agriculteurs? Grand fou!

Alexandre Delorme : Il ne faut pas réduire l’engagement politique au militantisme.

Question du public : Est-ce que les jeunes ne s’engagent pas différemment et où se trouve leur place si ils ne sont pas dans les instances de représentativité?

A l’échelon universitaire, Olivier Huet entend préciser le fait que les représentants des instances universitaires, chargés de porter la voix des étudiants, sont présents tout au long de l’année afin d’écouter, soutenir, apporter de l’aide.

Cyrille de Première Loges précise que lorsque l’on intègre Muséocom, conjointement avec l’esprit de la formation, on porte un message politique et culturel.

Muséocom : http://museocom.fr

Le débat aboutit sur l’idée qu’il y a une jeunesse et des jeunes. Tous les jeunes ont les mêmes attentes : avoir un travail, trouver sa place dans la société, s’épanouir dans la société. Il y a en cela une unité de la jeunesse autour des mêmes attentes et volontés. Certains sont plus initiés que d’autres à la politique alors que les autres n’osent pas aller voir ces institutions, se présenter et s’intéresser à elle.

De fait, les collectivités ne devraient pas se limiter à communiquer la politique auprès de quelques acteurs locaux représentatifs de la jeunesse mais plutôt s’adresser à l’ensemble des acteurs de la jeunesse.

Carole Destribats, présidente de l’association Muséocom.Carole Destribats, présidente de l’association Muséocom.

C’est à Carole de conclure en disant : Je ne me sens pas engagée. Je n’ai pas cette sensibilité là. Pas dans cette dimension là... Les médias et l’actualité politique ne nous donne pas l’opportunité de nous intéresser à elle.

Benjamin Bois, chargé des affaires régionales  répond à Carole Destribats en lui soulignant l’importance de mener des débats publics sur l’ensemble du territoire auprès des différentes jeunesses (rurale, montagnarde, des jeunes en formation, salarié)

Ces débats participent à répondre à la question :

Comment peut-on donner la place aux jeunes?

Comment peut-on faire pour que les jeunes aient plus de prises de décision?

Le chargé des affaires régionales, Benjamin Bois soulignant l’importance des Etats généraux.Le chargé des affaires régionales, Benjamin Bois soulignant l’importance des Etats généraux.

 

3. La place des associations dans la vie universitaire.

 

            Inter’Assos Avignon est la fédération des associations étudiantes d’Avignon. Au nombre de 21, ces associations s’inscrivent dans le paysage très développé de l’université. De la web-tv aux associations de promotions (STAPS, Droit) sans oublier les associations culturelles (Culture.com, Les triplettes de quartiers), elles contribuent à l’animation et à la dynamisation de la vie étudiante.

Tubes à idées : http://blogs.univ-avignon.fr/tubeaidees/

Au delà de ces opérations festives, les étudiants par le biais de ces structures sont sensibilisés à différentes problématiques et apportent leur soutien à des opérations nationales : “Festival de la tolérance”, “Sidaction”, “Téléthon”. Plus qu’on moyen d’intégration et d’animation, ces associations permettent aux étudiants de se sentir vivre comme citoyen en appartenant à une communauté ouverte sur la société. Preuve en est, souligne M.Olivier Huet, avec le projet solidaire “Agoraé”, l’épicerie sociale et solidaire pour les étudiants.

Aujourd’hui l’optique est de developper des actions étudiantes à l’échelle régionale et renforcer les liens entres fédérations pour porter des projets d’envergure sur le territoire. Et bien que les sources de financements et critères d’attribution de bourse soient toujours limités pour mettre en place ce genre de projet, l’idée d’organiser en commun un festival des associations ou encore une fête de la jeunesse intéresse les intervenants et le public. Mettre en avant les compétences et les talents des jeunes au niveau régional serait l’objectif principal. Au delà, cela permettrait de renforcer ce sentiment d’appartenance et donnerait l’opportunité aux associations et au monde universitaire d’avoir une visibilité importante sur la scène régionale et nationale.

Olivier Huet répond à Benjamin Bois sur le statut les actions menées par Inter’assos.Olivier Huet répond à Benjamin Bois sur le statut les actions menées par Inter’assos.

 

Tom lavit, président des “Triplettes de quartiers”, oreille attentive, prend note du débat.Tom lavit, président des “Triplettes de quartiers”, oreille attentive, prend note du débat.

L’ opération n’apparaît pas démesurément ambitieuse et inaccessible, pour preuve “Le printemps des lycéens” qui fut un évènement important sur la région. Mettant en avant la citoyenneté, ce festival mit en place une programmation uniquement dédié aux talents lycéens pour les lycéens.

 

LE DEBAT

 

Faisant écho aux problématiques exposées lors de la première édition de ces Etats Généraux, ce débat nous amène à réfléchir sur les jeunes et leur position dans la région, à formuler des solutions aux questions : 

Comment faire pour que les étudiants restent sur Avignon?

Comment faire pour que les lycéens restent sur Avignon et poursuivent leurs études dans la région?

Car n’en déplaise à la ville d’Avignon, d’autres villes avoisinantes apparaissent comme très attractives pour des étudiants en devenir. Olivier Huet ajoute qu’il est temps pour la ville d’Avignon et les grandes villes universitaires de la région PACA, de sacraliser véritablement le fait que ce sont des villes étudiantes. Et bien qu’Avignon, au contraire de villes telles que Marseille ou Montpellier, ai un manque d’offre d’activité nocturne, il est à noter de la vie associative omniprésente dans le paysage avignonnais, vient compenser ce problème.

Alizée Bertuccelli, présidente de l’association Culture.com :Alizée Bertuccelli, présidente de l’association Culture.com :

“C’est ma troisième université, quand j’étais à montpellier il y avait une forte vie nocturne au contraire d’Avignon. En revanche il y avait 0 vie associative. En 5 ans, j’ai jamais entendu parler d’une association, jamais n’ai entendu parlé d’un ciné-concert organisé par des étudiants. A avignon, il faut prendre conscience qu’il y a une vie associative qui supplante le manque d’une vie nocturne. Ca fait vivre l’université. Moi, je m’y plais.”

Afin de répondre à la problématique du manque d’activité nocturne Allan Rochette apporte une réflexion transversale : Pourquoi ne pas essayer d’uniformiser les pratiques des villes universitaires? Comment créer et échanger les bonnes pratiques, partager et vivre des projets d’envergure entres universités et villes universitaires?

Bien qu’à une telle échelle personne ne puisse concrètement apporter de solutions tangibles, Cyrille Meniolle de Cizancourt (Association Première Loges) précise qu’au niveau local deux évènements collaboratifs s’inspirent de cet esprit de partage et de cohésion. Deux dates à retenir pour découvrir l’oeuvre de cette collaboration inter-associative.

            - Le Campus Sonore ou il y aura une exposition, des concerts et projections uniques (Le 11 décembre - 8 associations sont porteuses de cet évènement)

            - Les Hivernales qui verront notamment la mise en place d’un tremplin de danse (du 4 au 6 février).

 

M. Benjamin Bois : Quelles sont les clés de la réussite qui font pâlir les autres universités?

“La réussite” de la vie éudiante à Avignon réside notamment dans la qualité de ses formations mais aussi  dans le développement exponentiel de son tissu associatif. Comme l’atteste M. Allan Rochette, il y a cinq an la vie associative à l’université était presque nulle. Cette croissance des instances universitaires fut en partie possible grâce à l’université. Possédant des services dynamiques et réactifs, elle a su accorder sa confiance aux étudiants et à ses élus en leur laissant le choix de monter des projets et de s’épanouir par la même occasion.

Pour exemple, le FSDIE (Reception des demandes de subventions d’associations étudiantes, traitement et choix des sommes d’argent accordées.) est composé à 96% d’étudiants.

De même, il y a cinq an seulement 25% des fonds FSDIE étaient utilisés. Aujourd’hui, ces fonds sont utilisés à 100% ce qui prouve d’une dynamique associative assez éloquente. De même au niveau associatif l’université d’Avignon est l’une des seules à proposer un week-end de formation pour former ses étudiants à la gestion d’une association et à la compréhension de son environnement.

Alizée Bertuccelli : La clé, c’est l’université à taille humaine et les formations qui sont propices

à porter des projets d’envergure.

L’un des postulats du succès de l’université d’Avignon et de son tissu associatif repose sur sa taille. Ainsi, si l’université était bien plus grande il n’y aurait pas autant de vie associative, d’engagement des étudiants et d’accompagnement des projets entres associations. Pour finir, Hugo Balique conclut cette deuxième édition des Etats généraux en aboutissant sur l’esprit associatif avignonais, fédérateur  et porteur d’avenir :

“la vie associative c’est un désir de transmission, un besoin de pérenniser les actions menées dans une association, de continuer à faire vivre la structure étudiante par le biais de la transmission.”

Photo de clôturePhoto de clôture

 

Remerciements : Tube à Idée / Muséocom / La mairie de la ville d’Avignon / La région PACA / UNEF / Inter’assos / L’Université d’Avignon et des pays du Vaucluse / La mission culture / Jordan Syabri / Marianne Alex / Olivier Huet / Benjamin Bois / Allan Rochette.

 

Une date. Une opportunité d’en savoir plus et de se faire entendre :

Le 27 novembre 2014 à Marseille se tiendra le forum de restitution des Etats-généraux. Faisant un bilan de la quarantaine de fabriques ayant été portées sur le territoire par les jeunes ces derniers mois, ce forum sera l’occasion unique d’interpeller les politiques, de les questionner ou encore de leur proposer des points de vues personnels relatifs aux formes de l’engagement de la jeunesse et de la participation citoyenne. Sera notamment présent M.Michel Vauzelle (Président du conseil régional de la région PACA).

Intéressé? Cliquez! Clôture des états généraux de la jeunesse : http://www.lespetitsdebrouillardspaca.org/Cloture-des-Etats-Regionaux-de-la.html

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C’était Vendredi 7, si vous n’étiez pas là, autant vous dire que vous avez raté une sacrée soirée. Hugo Kant venait faire son show à la Gare de Coustellet, avec en première partie Astrid Engberg, aussi touchante que ce qu’elle était jolie...

 

Les artistesLes artistes

 

Le talent du groove

 

 

La salle commence à se remplir alors qu’Astrid s’installe derrière son piano accompagnée par ses deux musiciens, tout nouveaux apparemment. Quand elle prend le micro, une première pensée me vient… quelle voix ! L’équipe à l’air de bien rouler, le public est en phase avec la scène. Captivé par des mélodies aux sonorités originales, il ne peut s’empêcher de secouer la tête et voilà qu’il tape le rythme. J’avoue que mon pied tape tout seul. Cette guitare porte son groove, c’est trop bon !

 

Astrid Engberg audio 1 by Victor Payan on Mixcloud

 

 

Entre impro et maîtrise vocale Astrid nous aura bluffées. Jeune compositrice de talent, (elle en est quand même à son 4ème EP) on attend la sortie de « Moderne Blues », malheureusement reculé à on-ne-sait-pas-encore-quand-mais-on-espère-bientôt.

 

 

Astrid Engberg audio 2 by Victor Payan on Mixcloud

 

 

L’interview est disponible en anglais. Mais pour ceux qui ne sont pas trop bilingues, on vous en résume le contenu. La rencontre s’est faite comme ça, au premier abord, elle est fraîche, dynamique et surtout curieuse. Elle a sorti un EP chaque année parce qu’elle aime tellement la musique qu’elle travaille beaucoup. Elle a écrit les paroles et la composition selon son fonctionnement de métissage et d’influence. Ce que personnellement j’ai beaucoup apprécié c’est son état d’esprit ; il ne se résume pas qu’à ce qu’elle pense. Astrid voit plus loin que le bout de son nez, elle aime découvrir et elle s’intéresse aux gens. Et ça fait plaisir de voir toute cette bonne humeur rayonner. Pour conclure, je lui ai demandé ce qu’on pouvait lui souhaiter pour la suite …

 

 

Astrid Engberg audio 3 by Victor Payan on Mixcloud

 

 

Kant Hugo est dans la place

 

 

Et puis, on passe à la phase sérieuse du concert. La salle est maintenant pleine à craquer. La tranche d’âge ? De 7 à 77 ans … (bon j’exagère un peu, mais à peine !). Le trio monte sur scène et la foule applaudie. Je les sens bien partis pour nous faire danser. En effet, on se retrouve bientôt face à des basses bien lourdes avec un beat posé et des mélodies suaves, envoûtantes comme on les aime à la Gare. On retrouve des sonorités orientales en passant par l’Asie du sud et au milieu de tout ça, Tchaïkovski revisité. Et puis tout à coup cette montée en tension… Tu l’entends, elle te traverse le corps et la batterie qui se lâche, enfin ! On vit la musique, le public est en osmose. Je regarde autour de moi et tout le monde sourit, certains se lâchent et se mettent à danser comme des petits fous !

 

 

Hugo Kant audio 1 by Victor Payan on Mixcloud

 

 

On est en plein milieu du concert et dès qu’une chanson finit, les applaudissements fusent pendant que les basses reprennent le dessus. Un vent de folie se lève quand Astrid monte sur scène pour la musique dont elle a écrit les paroles « Gold ». Whou, j’en ai des frissons partout. Le synthé démarre sur une mélodie psyché de ces années où les Doors prenaient du LSD. Dans la suite logique de l’ambiance, le batteur nous fait un petit solo et quand vient le dernier morceau, le public en redemande. Le trio cède, on en attendait pas mieux.

 

 

Hugo Kant audio 2 by Victor Payan on Mixcloud

 

 

Finalement M. Hugo Kant reste un personnage simple et réservé. Il a des idées, du talent et de très bonnes connaissances en musique. Il a compris que les mettre en œuvre restaient encore la meilleure chose à faire et il a eu raison. Entourée de son équipe loufoque, on lui souhaite de continuer à créer, de développer et d’améliorer sa musique pour qu’on puisse encore et encore, en profiter.

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